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CG15-38192.md| identifiant | CG15-38192.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/18 00:00 |
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| titre | Napoléon à Eugène, vice-roi d’Italie |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38192. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nangis, 18 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon fils, j’ai reçu
votre lettre du 9 février. J’ai vu avec plaisir les avantages
que vous avez obtenus. S’ils avaient été un peu plus décisifs,
et que l’ennemi se fût plus compromis, nous aurions pu garder
l’Italie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tascher vous fera
connaître la situation des choses<sup>[^1]</sup>.
J’ai détruit l’armée de Silésie, composée de Russes et de
Prussiens. J’ai commencé hier à battre Schwarzenberg. J’ai,
dans ces quatre jours, fait 30 à 40 000 prisonniers,
pris une vingtaine de généraux, 5 à 600 officiers, 150 à
200 pièces de canon et une immense quantité de bagages. Je
n’ai perdu presque personne. La cavalerie ennemie est à bas ;
leurs chevaux sont morts de fatigue ; ils sont considérablement
diminués. D’ailleurs ils se sont trop étendus. Il est donc
possible, si la fortune continue à nous servir, que l’ennemi soit
rejeté en grand désordre hors de nos frontières, et que nous
puissions alors conserver l’Italie. Dans cette supposition, le roi
de Naples changerait probablement de parti.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: <span></span> Tascher de la Pagerie donnera un rapport complet de son entrevue avec l’empereur, reproduit dans la <i>Correspondance de Napoléon
I</i><sup><i>er</i></sup>, n° 21295.
[^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 21295, d’après la copie communiquée par la duchesse de Leuchtenberg. Extrait [catalogue de vente], <i>Lettres et manuscrits autographes, </i>Drouot, 7 décembre 1995, p. 193, n° 425.</body> |
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