CG15-38186.md

identifiantCG15-38186.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/02/18 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38186. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nangis, 18 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, je désire qu’on organise à Paris vingt-huit batteries, dont six de 12, ou quarante-huit pièces ; douze de 6, ou quatre-vingt-seize pièces ; dix à cheval, ou soixante pièces = 28 batterie, 204 bouches à feu. Vous avez le matériel, vous avez les caissons, puisqu’on m’assure qu’il y en a dans ce moment 500. Vous avez les affûts ; vous avez le personnel, puisque vous avez 22 compagnies à pied et 10 à cheval. Il ne manque, à ce qu’il paraît, que des chevaux. En joignant à ces équipages 100 caissons d’infanterie, il faudrait avoir 3 000 chevaux. Faites-moi un rapport sur les chevaux disponibles, sur les mesures que vous avez prises pour en avoir et sur celles qui restent à prendre. Il faudrait que, sur ces vingt-huit batteries, quatre batteries de réserve, six batteries de 6 et quatre batteries à cheval, total 14, fussent prêtes, avec cinquante caissons d’infanterie et un approvisionnement complet, à pouvoir servir dans quatre à cinq jours.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Toutes les pièces de 4 seront données à la garde nationale de Paris, et spécialement destinées à la défense de Paris avec la réserve de 12.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous avez à Paris deux compagnies de garde-côtes, quatre compagnies de canonniers de marine, trois compagnies de l’École polytechnique, six compagnies des Invalides, total quinze compagnies, qui, à six bouches à feu par compagnie, serviraient quatre-vingt-dix bouches à feu.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne vois pas d’inconvénient à ce que vous employiez, dans l’organisation de l’artillerie de la garde nationale de Paris, quelques officiers d’artillerie en activité, afin que la composition en soit meilleure.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 329 (minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 200). [C 21294]</body>