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CG15-38172.md| identifiant | CG15-38172.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/18 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38172. - </b>Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nangis, 18 février 1814, une heure du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, écrivez au
duc de Reggio qu’il n’est pas extraordinaire qu’il y ait encore
des ennemis aux villages de Saint-Loup et de Lizines, puisque
l’ennemi paraît s’être retiré spécialement par Donnemarie et
Bray ; qu’il est indispensable que le comte de Valmy fasse
partir 200 chevaux à quatre heures du matin, pour tâcher de
savoir ce qui se passe à Provins et d’avoir des nouvelles de ce
qu’il y a à Nogent, pour se former une idée complète de tous les
mouvements de l’ennemi ; que le général Pajol a dû arriver
à huit heures du soir à Montereau ; qu’un escadron de la
Garde y a été à six heures du soir, à portée de pistolet, et
qu’il paraissait y avoir peu de monde ; que l’ennemi a tenu
hier un moment à Villeneuve<sup>[^1]</sup>,
que c’étaient spécialement des Bavarois et des Autrichiens ;
qu’on aurait pu les prendre tous, si on y avait mis un peu de
vigueur<sup>[^2]</sup> ;
qu’ils se sont retirés dans une épouvantable déroute par
Donnemarie et fort peu par Montereau ; que, aussitôt que le
comte de Valmy sera assuré qu’il y a peu de monde à Provins, je
pense qu’il doit se diriger demain matin, à sept heures, sur
Bray ; que le duc de Tarente, qui est à Villeneuve, se dirigera
sur Donnemarie ; que le duc de Reggio doit s’y porter
également ; que je me porterai d’abord avec la réserve à
Villeneuve ; que d’ici à ce temps-là bien des choses seront
éclaircies ; que le duc de Reggio ne doit donc pas perdre un
moment pour faire porter 200 chevaux sur Provins et bien savoir
ce qui s’est passé de ce côté ; qu’il peut se rendre sur
Donnemarie par le chemin de Maison-Rouge et de Lizines.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Témoignez mon
mécontentement au duc de Bellune de ce que je ne reçois pas de
rapports de lui ; il est une heure après minuit, et aucun
rapport de lui ne m’est encore arrivé.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Témoignez à ce
maréchal mon mécontentement du peu de vigueur de l’attaque de
Villeneuve et de ce qu’il n’a pas exécuté mes ordres qui lui
prescrivaient de se rendre à Montereau ; que déjà une
patrouille de la Garde s’en est approchée ; qu’il fasse
donc connaître pourquoi il n’a pas exécuté mon ordre, ce qui
compromet le succès de la campagne. Faites-lui une lettre fort
sèche.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ajoutez que ses troupes
se plaignent de ne pas le trouver et de n’avoir jamais d’ordre
pendant les affaires.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Combats de Villeneuve-le-Comte (actuel Villeneuve-les-Bordes).
[^2]: Voir ci-dessous.
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 21286, d’après l’original communiqué par le cabinet de Napoléon III.</body> |
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