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CG15-38143.md| identifiant | CG15-38143.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/15 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joseph, lieutenant général de l’Empereur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38143. - </b>À Joseph, lieutenant général de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Ferté-sous-Jouarre, 15 février 1814,
deux heures après midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, j’ai reçu
votre lettre du 15 à cinq heures. Je suis très surpris que
vous n’ayez pas encore reçu à cette heure le courrier que le
prince major général vous a expédié du champ de bataille, à deux
heures après midi.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je serai ce soir de
bonne heure à Meaux avec ma Garde. Je ne sais si ma Garde à pied
pourra s’y trouver, mais j’espère qu’elle dépassera ce soir
la Ferté. Il sera donc difficile que la Garde à pied puisse être à
Guignes avant demain après-midi. Le parti de se retirer derrière
l’Yerres et d’éviter les engagements avec l’ennemi est le plus
sage. Si la position derrière l’Yerres est telle que l’ennemi ne
puisse pas attaquer l’armée demain, elle doit y rester. Si au
contraire elle craignait d’être attaquée, l’armée pourrait se
retirer sur Fontenay-Trésigny, chemin de Meaux, par où je viendrai,
en laissant un corps léger pour couvrir la route de
Brie-Comte-Robert.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le grand parc
dépasserait Brie-Comte-Robert et se porterait sur la route de
Fontenay à Paris.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Au reste, je recevrai
probablement d’ici à <i>ce soir</i> des nouvelles de l’armée,
et je donnerai alors des ordres positifs. J’y serai cette nuit de
ma personne. Toutefois, je ne perdrai pas un moment pour vous
instruire de mes intentions.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je suppose que les
barrières du côté du Jardin des plantes sont en état, et qu’on
y a placé des corps de garde et du canon. Il faut aussi nommer un
commandant pour <i>le poste de</i> Bicêtre et y jeter un bataillon
et quelques pièces de canon ; c’est une vedette qui gardera
toute cette route.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Si l’ennemi persiste
dans son opération après les échecs qu’il a reçus, ce qui
probablement entraînera sa ruine totale, il sera nécessaire de
réunir toutes les forces en artillerie, infanterie et cavalerie, ce
qui se fera par le pont de Corbeil ou de Choisy. Il faut que l’on
garde les ponts de Choisy et de Corbeil, mais qu’on ne les détruise
pas : ils me sont nécessaires pour manœuvrer sur les deux
rives ; car, aussitôt que l’ennemi se mettra en retraite de
bonne volonté ou après une bataille, je passerai sur l’autre rive
pour le poursuivre et le déborder, ce que je ne puis faire que par
les ponts de Corbeil et de Choisy, puisqu’on a détruit les ponts
de Melun et de Montereau.</p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><i>Np</i></p><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.S.</i> <i>L’Yerres
est une rivière débordée et qui n’est pas guéable. Elle peut
couvrir l’armée au moins trois jours. Le 17, je serai en
mesure d’attaquer.</i><sup>[^1]</sup></p>
[^1]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 12 (minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 155). [C 21264]</body> |
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