CG15-38131.md

identifiantCG15-38131.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/02/15 00:00
titreNapoléon au général Clarke, ministre de la Guerre
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38131. - </b>Au général Clarke, ministre de la Guerre</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">La Ferté-sous-Jouarre, 15 février 1814, deux heures après midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Feltre, j’ai reçu votre lettre du 14. Les maréchaux ont perdu la tête, la Seine devait offrir trois à quatre jours d’obstacles à l’ennemi, mais ils n’ont défendu ni le passage de Bray ni celui de Nogent ; ce mal une fois fait il restera la petite rivière d’Yerres, qui, étant débordée dans ce moment, ne doit pas être guéable et doit donner le temps d’attendre. Je serai parfaitement en mesure de recevoir l’ennemi le 17, il faut qu’on ne comprometre rien ; qu’on se mette derrière l’Yerres et qu’on coupe les ponts, hormis ceux qui mènent à Brie et à Fontenay par lesquels nous devons déboucher. D’ailleurs je serai peut-être cette nuit de ma personne sur les lieux, mon armée arrive ici aujourd’hui et peut-être demain à Guignes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Comme il est possible que je retire toutes les troupes de la Garde qui sont à Essonne, au moment de l’opération je pense qu’il faut soigner les barrières du Jardin des plantes de Fontainebleau et d’Orléans.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Nommez sur-le-champ un commandant pour Bicêtre ; faites-y conduire huit pièces de canon et jetez-y un bataillon.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il y a à Paris 2 000 vétérans ; s’ils sont encore bons à soutenir une canonnade et à faire la fusillade, il n’y aurait pas d’inconvénient à les faire partir. Je suppose que la seule chose qui s’oppose à ce qu’ils soient soldats, c’est qu’ils ne peuvent faire de grandes marches. Ces 2 000 hommes, qui feraient quatre bataillons, ne laisseraient pas que d’être utiles ; ils seraient relevés par la garde nationale. S’ils peuvent partir, faites remettre à chaque homme quatre paquets de cartouches. Donnez-leur une batterie de huit pièces et faites-les marcher par Brie-Comte-Robert.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je serai à cinq heures à Meaux. Écrivez-moi là.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 329 (minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 146). [C 21265]</body>