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CG15-38106.md| identifiant | CG15-38106.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/13 00:00 |
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| titre | Napoléon à Joseph, lieutenant général de l’Empereur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38106. - </b>À Joseph, lieutenant général de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Ferme de Lumeront Château-Thierry, 13 février
1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon frère, le général
Drouot m’annonce qu’il a distribué le quatorzième million.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je reçois votre lettre
du 12 à dix heures du matin.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous envoie une
lettre du duc de Trévise ; vous pourrez en faire mettre
l’extrait dans les petits journaux.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tous les renseignements
que j’ai ici prouvent de plus en plus le désastre de l’ennemi.
Les habitants assurent que, de cette immense armée, il n’en est
pas revenu 12 000.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je n’entends plus
parler de la formation de la 2<sup>e</sup> division de la ligne. Je
vous ai mandé d’envoyer une division de la Garde d’abord sur
Essonne ; ce que vous avez envoyé à Fontainebleau comptera
pour cette division.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous ai expédié ce
matin mon premier officier d’ordonnance Gourgaud.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Si Soissons tient,
l’ennemi va se trouver bien embarrassé. Ils auraient voulu se
retirer sur Reims ; ils ont en vain cherché des chemins. Si le
général Berruyer<sup>[^1]</sup>
fait son devoir à Soissons, ils ne sauront que devenir. À tout
hasard, expédiez à Berruyer un officier pour lui recommander de
tenir.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le pont de
Château-Thierry n’est pas encore raccommodé.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3>
[^1]: Pierre Berruyer, général de cavalerie, sert sous les ordres de Rusca à Soissons, soumise à très forte pression de la part des coalisés ; il prend la lourde décision d’évacuer cette ville stratégique le 14 février suivant après la mort de Rusca au combat au cours du premier siège de la ville.
[^2]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 12 (minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 113). [C 21242]</body> |
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