CG15-38042.md

identifiantCG15-38042.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/02/07 00:00
titreNapoléon au général Savary, ministre de la Police générale
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38042. - </b>Au général Savary, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Aux Grés, 7 février 1814, au matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Il paraît nécessaire de prendre quelque mesure pour arrêter les maraudeurs qui se débandent de l’armée. Les gendarmes, les gardes nationales et des agents civils devraient être employés à cela. J’ai ordonné par un ordre du jour qu’on décimerait les fuyards<sup>[^1]</sup>. La police ne m’a encore rendu aucun service, sous ce point de vue. Elle aurait pu nous en rendre de grands, l’année passée. Plus de 40 000 hommes, depuis le passage du Rhin, se sont débandés et aucune mesure n’a été prise.<sup>[^2]</sup></p> [^1]: <span></span><font size="2" style="font-size: 11pt">Un homme sur 10, désigné par tirage au sort, devait être fusillé</font><font size="1" style="font-size: 6pt"><font size="2" style="font-size: 11pt">. Évoquée dès 1811 (</font></font><font size="1" style="font-size: 6pt"><font size="2" style="font-size: 11pt"><i>Correspondance générale</i></font></font><font size="1" style="font-size: 6pt"><font size="2" style="font-size: 11pt">, n</font></font><font size="1" style="font-size: 4pt"><font size="2" style="font-size: 11pt">° </font></font><font size="1" style="font-size: 6pt"><font size="2" style="font-size: 11pt">27725) et mise en place à l’automne 1813 (</font></font><font size="1" style="font-size: 6pt"><font size="2" style="font-size: 11pt"><i>Correspondance général</i></font></font><font size="1" style="font-size: 6pt"><font size="2" style="font-size: 11pt">, vol. 14, n° 37440) Napoléon avait ordonné au grand prévôt de l’armée le général Radet d’appliquer cette justice expéditive inspirée de la Rome antique. Les rapports alarmants des maréchaux contraignent Napoléon de prendre une nouvelle fois des mesures. Fautes de temps et suite aux réticences notamment du grand prévôt la justice militaire ne semble pas avoir été au bout des procédures. </font></font><font size="1" style="font-size: 7pt"><font size="2" style="font-size: 11pt">La décimation fut appliquée pour la première fois dans l’armée romaine en - 471 (Tite Live, </font></font><font size="1" style="font-size: 7pt"><font size="2" style="font-size: 11pt"><i>Ab Urbecondita</i></font></font><font size="1" style="font-size: 7pt"><font size="2" style="font-size: 11pt">, II, 59). Par la suite, cette forme de justice fut pratiquée jusqu’à l’époque augustéenne. Elle ne semble avoir été appliquée dans l’armée française que sous l’Empire (voir ci-dessous, n° 38078).</font></font> [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 60. [BRO 1317].</body>