CG15-38014.md

identifiantCG15-38014.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/02/06 00:00
titreNapoléon au maréchal Mortier, commandant la vieille Garde
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 38014. - </b>Au maréchal Mortier, commandant la vieille Garde</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Troyes, 6 février 1814, quatre heures après midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je porte ce soir mon quartier général aux Grès, pour être demain de bonne heure à Nogent. Si vous pouvez le faire sans que l’ennemi s’en aperçoive, faites filer votre cavalerie et votre artillerie pour prendre position à Troyes, dans le faubourg du côté de Nogent. Laissez au pont 300 chevaux et, si vous le jugez nécessaire, deux pièces de canon avec un seul caisson. Ces 300 cavaliers entretiendront beaucoup de feux toute la nuit ; ils se retireront au grand trot, à six heures du matin, laissant vingt-cinq des meilleurs coureurs, qui ne se retireront que lorsque l’ennemi s’apercevra de la retraite ; ce qui ne doit être que vers les neuf ou dix heures du matin. Vous aurez le commandement de l’arrière-garde, qui sera composée de la 2<sup>e</sup> division de Vieille Garde et de la division du général Gérard. Je donne ordre au général Gérard de repasser à la nuit dans le faubourg où vous vous trouverez vous-même. Il laissera un bataillon au pont de la Seine et deux pièces de canon, lesquels rejoindront demain matin. Je pense donc que, vers six heures du matin, vous pourrez vous mettre en marche de Troyes et venir coucher à six lieues de Nogent. J’ai placé une brigade de dragons sur l’ancienne route de Paris. Le major général vous donnera d’ailleurs une instruction plus détaillée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est de la plus haute importance que l’ennemi ne s’aperçoive point de ce mouvement.<sup>[^1]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.S.</i> Prenez toutes les mesures pour que l’ennemi ne s’aperçoive de votre mouvement que demain vers les dix heures.</p> [^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, n° 42. [C 21192]</body>