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CG15-37990.md| identifiant | CG15-37990.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/03 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Savary, ministre de la Police générale |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 37990. - </b>Au général Savary, ministre de la Police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Troyes, 3 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Il est impossible de
rédiger les journaux avec plus de maladresse qu’on ne fait. Si
c’est pour rendre la France ridicule, on réussit parfaitement.
Après des phrases pompeuses, on dit qu’on est armé de fusils de
chasse, on dit qu’on a de bons fusils, qu’on vient d’avoir
100 hommes, etc. Tout cela est pitoyable et fait un mal affreux.
Lorsqu’on n’a à nombrer que 100 hommes, pourquoi s’aviser
de nombrer ? Pourquoi dire qu’on a des fusils, quand personne
n’en doute ? Qu’on a des fusils de chasse, quand il n’en
est pas question ? Pourquoi apprendre qu’on attache de
l’importance à ces fusils ? Il faut vous occuper un peu de
cette partie si importante de votre ministère. L’extrait de la
correspondance ou bulletin ne peut pas être imprimé. Il faudrait
avoir quelqu’un qui comprît bien l’importance de ce qu’il faut
dire ou ne pas dire.<sup>[^1]</sup></p>
[^1]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, n° 25 [LEC 1132].</body> |
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