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CG15-37985.md| identifiant | CG15-37985.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/02/03 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Marmont, commandant le 6e corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 37985. - </b>Au maréchal Marmont, commandant le 6<sup>e</sup> corps de la Grande
Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Troyes, 3 février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de
Raguse, j’ai donné l’ordre au général Ricard<sup>[^1]</sup>
de se rendre à Aubeterre avec sa division, que j’ai augmentée de
quatre bataillons, ce qui la portera à 4 000 hommes ;
il doit rester là pour s’y compléter et marcher ensuite sur Arcis
ou sur Troyes, suivant le plan d’opération que je prendrai.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai ordonné que les
trois pièces de canon, les 300 chevaux et le bataillon du 113<sup>e</sup>,
qui se trouvent à Aubeterre par les ordres du général
Bordessoulle, retournent à Arcis-sur-Aube.</p><p style="margin-bottom: 0cm">D’après votre
rapport et ceux que j’avais, l’ennemi doit avoir couché hier sur
la droite de la Voire. Se dirigera-t-il sur Arcis ou sur Vitry, ou
rétrogradera-t-il lorsqu’il saura que j’ai marché différemment
de ce qu’il pensait ? Si l’ennemi marche en force sur Arcis,
vous appellerez à vous le général Ricard, afin de conserver le
pont pour que je puisse déboucher sur lui. Il serait donc important
qu’on établît un tambour sur la rive droite, si on ne l’a pas
encore fait ; j’avais ordonné de le faire il y a plus de
quinze jours.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’attends à Nogent,
dans deux jours, 15 000 hommes de l’armée d’Espagne,
avec lesquels je vais faire ma jonction.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le quartier général
et le parc de l’armée sont à Sézanne. Si, par des événements
quelconques, ils pouvaient se trouver compromis, vous les dirigeriez
sur Nogent-sur-Seine. Le général Pajol<sup>[^2]</sup>
commande à Nogent-sur-Seine.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je suppose qu’à
votre arrivée à Arcis vous m’aurez expédié quelqu’un et que
j’aurai de vos nouvelles aujourd’hui dans la nuit.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous ne me dites pas de
quels régiments sont les prisonniers que vous avez faits ni à
quelle division autrichienne ils appartiennent, ni les renseignements
qu’ils vous ont donnés sur ce qu’ils ont fait depuis huit
jours.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: <span></span> Étienne Ricard, commandant la 8<sup>e</sup> division du corps de Marmont.
[^2]: Après avoir commandé dans l’Yonne, Pajol a rejoint fin janvier les divisions de la réserve réunies à Melun.
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 21174, d’après l’original communiqué par le dépôt de la Guerre (minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, fol. 17).</body> |
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