CG15-37969.md

identifiantCG15-37969.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/02/01 00:00
titreNapoléon à Marchant, intendant général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 37969. - </b>À Marchant<sup>[^1]</sup>, intendant général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Brienne, 1<sup>er</sup> février 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">L’ordre du jour que vous allez recevoir vous fera connaître que mon intention est que le centre de l’Administration soit établi à Sézanne. La route de l’armée doit être de Brienne et Arcis-sur-Aube, sur la rive droite, par Dammartin, Ramerupt et Sézanne, La Ferté-sous-Jouarre, Meaux et Paris. Tout ce qui est en route de Paris à Châlons, ou ce qui était destiné à Paris pour l’armée, doit se diriger sur Sézanne. La ligne des magasins sera donc désormais établie ainsi : Sézanne, magasin central ; La Ferté-sous-Jouarre et Meaux, magasins de derrière ; Arcis-sur-Aube, magasin avancé.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les blessés et les malades doivent être dirigés sur Sézanne ; de là on les dirigera sur Château-Thierry, Épernay et La Ferté-sous-Jouarre, d’où on les dirigera sur Soissons, Compiègne, etc.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Toutes les administrations doivent rester à Sézanne. Les magasins d’habillements qui viendraient pour l’armée doivent être dirigés sur Sézanne, de même que les dépôts d’équipages militaires et tout ce qui tient à l’armée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Rien ne doit passer sur la rive gauche de l’Aube, par la route d’Arcis à Brienne, que d’après un ordre spécial de moi.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les magasins de Vitry et de Châlons sont encombrés. Faites faire du pain dans ces deux villes et dirigez-le en droite ligne sur Brienne, de Châlons par la route des Romains, et de Vitry par Margerie.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez ordre qu’on fasse du pain biscuité (qui puisse durer vingt jours) à Meaux, La Ferté-sous-Jouarre, Château-Thierry et Épernay ; et que ces convois de pain soient dirigés sur Sézanne pour rejoindre l’armée. Je préfère au biscuit le pain biscuité, lequel est, je crois, plus facile à faire et moins coûteux.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Dirigez sur Brienne et Sézanne une partie des avoines inutiles à Châlons et à Vitry.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Entendez-vous avec le ministre de l’Administration de la guerre pour l’organisation des hôpitaux à Sézanne, Château-Thierry, La Ferté-sous-Jouarre et dans la direction de la Picardie. Il ne faut pas que les malades passent à Paris, non plus que les blessés.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Des fours doivent être construits à Meaux et à La Ferté-sous-Jouarre ; faites-en construire également six à Sézanne et six à Arcis.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez-moi la note de ce que vous avez à Châlons d’effets d’habillement et dirigez-les sur Sézanne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Demandez au ministre de l’Administration de la guerre la note de ce qui est à Paris dans le magasin central ; tout cela arriverait par Sézanne.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Laissez à Châlons et à Vitry ce qui est nécessaire pour les troupes qui s’y réunissent et pour la défense de ces deux places.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai demandé qu’on établisse des postes de Sézanne à Brienne, et de Sézanne à La Ferté-sous-Jouarre ; j’ai demandé aussi que le sous-préfet de l’arrondissement dont Sézanne fait partie se rende à Sézanne ; écrivez à cet égard au préfet<sup>[^2]</sup>.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Nap</h3> [^1]: Honoré René Marchant, intendant général de la Grande armée, anciennement au service des hôpitaux du corps d’observation de l’Elbe. [^2]: Claude Bourgeois de Jessaint. [^3]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 906, février 1814, n° 5 [C 21164]. Extrait [catalogue de vente], Maison Jacques Étienne et Noël Charavay, <i>Lettres autographes et documents historiques</i>, n° 772, Paris, juin 1981, p. 44, n° 39078.</body>