CG15-37882.md

identifiantCG15-37882.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/01/21 00:00
titreNapoléon au maréchal Kellermann, commandant supérieur des 2e, 3e et 4e divisions militaires
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 37882. - </b>Au maréchal Kellermann, commandant supérieur des 2<sup>e</sup>, 3<sup>e</sup><sup><span lang="fr-FR"> </span></sup>et 4<sup>e </sup>divisions militaires</h1><h2 class="style-titre-2-+-interligne-:-double-western" data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 21 janvier 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je reçois votre lettre du 18 janvier. Vous me mandez que 1 400 conscrits qui étaient destinés au 4<sup>e</sup> corps devaient être arrêtés à Verdun et à Metz pour être donnés au sixième corps, et vous me demandez qui doit les habiller. <i>Voici ma volonté</i> : tous les conscrits qui ne sont pas habillés, de quelque lieu qu’ils viennent, doivent être donnés au général Curial qui les fera habiller et les incorporera dans la Jeune Garde. Vous devez avoir reçu du ministre de la guerre les ordres pour tous les dépôts d’infanterie et de cavalerie. <i>Voici le principe</i> : tous les dépôts de cavalerie doivent être dirigés sur Versailles où ils seront sous les ordres du général Roussel qui les placera dans les environs, mais vous devez retenir tout ce qui est bon et en état de servir. Réunissez tout cela en un régiment provisoire aux environs de Châlons ; chaque détachement rejoindra ensuite son corps. Tous les dépôts d’infanterie doivent se rendre savoir ; ceux de la 24<sup>e</sup> division à Abbeville, ceux de la 25<sup>e</sup> à Saint-Quentin, ceux de la 2<sup>e</sup> à Compiègne et à Laon, ceux de la 3<sup>e</sup> à Beauvais, ceux de la 4<sup>e</sup> à Évreux, et ceux de la 18<sup>e</sup> à Auxonne. Tous les dépôts d’équipages militaires doivent être dirigés sur Saint-Germain, et tous ceux du train d’artillerie sur Rambouillet, mais il faut tracer leur route, de manière à ne pas encombrer la grande route de Paris à Châlons. Les équipages militaires, avant de quitter Reims, Soissons et Épernay, doivent faire les changements que j’ordonne au ministre de l’Administration de la guerre dans la lettre dont je vous envoie ci-joint copie. Quant à l’artillerie, tout ce qui est attelé et en état de servir doit rester à Châlons où mon intention est de réunir 500 pièces de canon attelées. Une partie de ces pièces étant inutiles pour compléter le nombre de 500, doit être dirigée sur Vincennes. Tous les caissons vides doivent conformément aux ordres qu’ils ont reçus du bureau de l’artillerie, se rendre partie sur La Fère pour s’y charger et partie sur La Ferté-sous-Jouarre pour recevoir les cartouches d’infanterie qui sont envoyées de Vincennes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Toutes les compagnies d’artillerie, soit à pied, soit à cheval, doivent rester à Châlons, hormis celles qui n’auraient que des cadres. Celles-là doivent se rendre à Vincennes. Enfin Châlons doit être mis en état de défense. Des palanques doivent être établies aux portes.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3> [^1]: Expédition, collection privée. [BRD 2251]</body>