CG15-37868.md

identifiantCG15-37868.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/01/19 00:00
titreNapoléon au général Caulaincourt, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 37868. - </b>Au général Caulaincourt, ministre des Relations extérieures</h1><h2 class="style-titre-2-+-interligne-:-double-western" data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 19 janvier 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Vicence, M. La Besnardière a dû vous faire connaître mes intentions relativement à un armistice.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je reçois votre lettre du 17. Quelle que soit l’importance des circonstances qui me retiendraient à Paris, je vais partir pour me rendre à Châlons. Je pense que si le 20, vous n’aviez pas encore reçu la lettre de M. de Metternich<sup>[^1]</sup>, c’est-à-dire douze jours après l’arrivée de sa réponse, et probablement huit jours après l’arrivée de lord Castlereagh<sup>[^2]</sup>, il y a bien peu de choses à espérer ; vous serez alors le maître de venir me rejoindre.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La conduite du duc de Bellune est affreuse. J’y envoie le prince de Neuchâtel. Le duc de Bellune pouvait, sans aucune difficulté, tenir sur la Meurthe.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il paraît que le roi de Naples a à peu près conclu son traité. C’est le général autrichien Neipperg<sup>[^3]</sup> qui en a été le négociateur, ainsi qu’un colonel anglais avec qui le roi a traité sans qu’il eût de pouvoir et même sans qu’il l’eût reconnu comme roi. Ces messieurs, comme il arrive en pareilles circonstances, voyant l’élan de joie et l’influence que leur présence occasionnait dans l’opinion de Naples, faisaient au roi des conditions très hautes, contre lesquelles il paraissait encore se débattre.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je crois que la clause qui pourrait intéresser l’Autriche pour les conditions de l’armistice, serait la cession de Palmanova et de Venise, puisqu’il paraît que son projet est de Garder l’Adige.<sup>[^4]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Voir ci-dessus, n° 37736. [^2]: Robert Stewart, lord Castlereagh, marquis de Londonderry, secrétaire d’État aux Affaires étrangères de Grande-Bretagne. [^3]: Adam Albert comte de Neipperg, général et diplomate autrichien. [^4]: Copie d’expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1792 (minute, Archives nationales, AF IV 906, janvier 1814, n° 154). [LEC 1127] « Envoyé sous le couvert du prince de Neufchâtel. »</body>