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CG15-37825.md| identifiant | CG15-37825.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1814/01/13 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Savary, ministre de la Police générale |
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| texte en markdown | <body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 37825. - </b>Au général Savary, ministre de la Police générale</h1><h2 class="style-titre-2-+-interligne-:-double-western" data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris,
13 janvier 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Vous ferez appeler ce
matin de bonne heure l’architecte qui travaille à Stains. Vous lui
demanderez des renseignements sur toutes les espèces de travaux
qu’on y fait, et vous lui donnerez l’ordre de congédier tous les
ouvriers et qu’on n’y fasse plus aucun travail.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous enverrez chercher
l’homme d’affaires du roi de Westphalie<sup>[^1]</sup>
qui est chargé de Stains. Vous lui direz que j’ai ordonné qu’on
fît cesser tous les travaux, qu’on n’y reçût personne, et que
la maison fût fermée ; qu’à la moindre contravention le
séquestre sera mis sur la terre, aucun prince et roi étranger ne
pouvant acquérir en France sans ma permission.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous ferez connaître,
en outre, à l’homme d’affaires du roi (mais il faudrait que ce
fût un Français et non un étranger), qu’il est nécessaire qu’il
reste tranquille à Compiègne et ne s’en éloigne pas à 2
lieues ; qu’il est scandaleux que, dans la situation des
affaires, on ne voie que ses cuisiniers et sa livrée aller dans tous
les sens.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous lui ferez dire
cela par un Français qui aura sa confiance, et vous chargerez ce
Français de lui faire bien comprendre qu’on ne transgresserait pas
mon ordre impunément.<sup>[^2]</sup></p>
[^1]: <span></span> En Novembre 1813, Jérôme Bonaparte avait acheté au banquier Hainguerlot le château de Stains. Antoine André Brugière, baron de Sorsum, secrétaire particulier de Jérôme présida à la transaction au nom de l’ex roi de Westphalie et en dirigeait les travaux d’aménagement avec notamment le mobilier venu de Cassel (voir <i>Correspondance générale</i>, vol. 14, n° 36947).
[^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 906, janvier 1814, n° 109. [LEC 1124]</body> |
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