CG15-37732.md

identifiantCG15-37732.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1814/01/03 00:00
titreNapoléon au maréchal Kellermann, commandant supérieur des 2e, 3eet 4e divisions militaires
texte en markdown<body><h1 lang="fr-FR" style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG15</i> - 37732. - </b>Au maréchal Kellermann, commandant supérieur des 2<sup>e</sup>, 3<sup>e</sup>et 4<sup>e </sup>divisions militaires</h1><h2 class="style-titre-2-+-interligne-:-double-western" data-kind="letter-context;" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 3 janvier 1814</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, la Vieille Garde se rend à Langres<sup>[^1]</sup>, où elle sera arrivée le 10. Je réunis là une armée de 80 000 hommes. Mon intention est que les trois divisions de la Garde qui sont à Metz, savoir les deux divisions de voltigeurs et la division de Vieille Garde, se réunissent à Épinal. Une division de Jeune Garde doit déjà être complétée à 6 000 hommes ; elle a dû partir de Sarrelouis pour Nancy. Faites-lui continuer sa route sur Épinal. Il faut que cette division ait ses deux batteries ou seize pièces de canon, ses ambulances et tout ce qui lui est nécessaire. Cette division restera en réserve à Épinal. Aussitôt que la 2<sup>e</sup> division sera complétée à 6 000 hommes, elle devra se rendre à Épinal ; et aussitôt que la division de Vieille Garde qui est à Luxembourg sera complétée à 6 000 hommes, elle devra également se rendre à Épinal. Le général Curial ira alors prendre le commandement de ces trois divisions. Elles doivent avoir cinq batteries ou quarante bouches à feu de 6 et obusiers ; plus deux batteries de 12, ou seize pièces, et deux batteries à cheval, ou douze pièces de canon ; total, soixante-huit bouches à feu. Trois compagnies d’équipages militaires, chacune de quarante caissons, avec les ambulances, doivent leur être attachées. Il y aura donc à Épinal, sous les ordres du général Curial, une division de voltigeurs de 6 000 hommes, une deuxième division de voltigeurs de 6 000 hommes, et une division de Vieille Garde de 6 000 hommes ; total, 18 000 hommes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il y aura de plus à Metz les quatre 3<sup>es</sup> bataillons de la 1<sup>re</sup> division et les quatre 3<sup>es</sup> de la 2<sup>e</sup>, qui pourront encore contenir 6 000 hommes. Ces bataillons rejoindront leurs régiments à fur et mesure qu’ils seront complétés, ce qui portera la réserve d’Épinal à 24 000 hommes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai donné l’ordre au duc de Raguse de se rendre à Colmar ; il réunira provisoirement sous ses ordres trois divisions ou 24 000 hommes d’infanterie, 6 000 chevaux et une soixantaine de pièces de canon. Le duc de Bellune restera à Strasbourg. Faites filer avec activité sur Strasbourg tous les 2<sup>es</sup> et 3<sup>es</sup> bataillons qui appartiennent au 2<sup>e</sup> corps, où le duc de Bellune les organisera. Faites aussi diriger par Phalsbourg sur Colmar tout ce qui va rejoindre le 6<sup>e</sup> corps ; cela ne doit plus aller à Mayence.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Indépendamment de la Vieille Garde à pied et à cheval, qui sera rendue le 10 à Langres, sous les ordres du duc de Trévise, je fais diriger successivement des troupes sur ce point, et je les porterai de là sur Vesoul. J’aurai alors trois corps d’armée qui me mettront à même de faire lever le siège de Belfort et de Huningue et de secourir Besançon.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai ordonné que l’Alsace, les Vosges, le Doubs, le Jura se levassent en masse, et j’ai nommé des généraux<sup>[^2]</sup> pour commander ces levées en masse. J’ai ordonné qu’on organisât partout les gardes nationales de l’Alsace, des Vosges et du Jura. J’ai ordonné que Metz, Luxembourg et Sarrelouis fussent armés. Ne retenez aucunes troupes de tout ce qui appartient au 2<sup>e</sup> et au 6<sup>e</sup> corps, qu’il est urgent d’organiser.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" lang="fr-FR" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p> [^1]: Voir ci-dessus, n° 37709. [^2]: La levée en masse s’organise petit à petit. Sont alors nommés Berckheim (Haut-Rhin) et Chouard (Bas-Rhin) ; Beurmann (Vosges) ; Préval (Jura). Valette est dans le Doubs dont les gardes nationaux du département sont commandés par Pierre de Viantaix. [^3]: Expédition, collection privée. [C 21060]</body>