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CG14-37674.md| identifiant | CG14-37674.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/12/25 00:00 |
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| titre | Napoléon à Élisa, grande-duchesse de Toscane |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 37674. - </b>À Élisa, grande-duchesse de Toscane</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 25 décembre 1813</h2><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Ma
sœur, il ne faut donner aucuns fusils aux Napolitains<sup>[^1]</sup>.
Faites diriger sur Gênes les fusils qui sont à Portoferraio et ceux
que vous avez à Livourne ; envoyez-les en toute diligence à
Alexandrie pour armer les conscrits. Les intentions du Roi<sup>[^2]</sup>
me paraissent extravagantes. Vous ne devez souffrir d’aucune
manière qu’il prenne le gouvernement civil. S’il vient dans
cette intention, il ferait mieux de rappeler ses troupes et de rester
dans ses États. N’obtempérez à aucun viol de caisse. Si le Roi
nous déclare la guerre, la France n’est pas encore morte, et une
trahison aussi infâme, si elle pouvait exister, retomberait sur son
auteur. Je compte, dans cette circonstance, sur votre caractère :
que le Roi vous emprisonne ou vous tue ; mais ne souffrez pas
qu’on manque à la Nation.</p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><i>Napol</i></p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm"><i>P.S.</i>
Je suis arrangé avec les Espagnols<sup>[^3]</sup>.
Il est inutile d’imprimer cela ; mais vous pouvez le laisser
percer. Cela me rendra disponibles mes armées d’Aragon et de
Catalogne, et celle de Bayonne<sup>[^4]</sup>.<sup>[^5]</sup></p>
[^1]: Voir CG14-37572, 37665.
[^2]: Murat.
[^3]: Par le traité de Valençay signé le 11 décembre 1813, Ferdinand VII recouvre sa couronne, les hostilités cessent entre la France et l’Espagne, les prisonniers sont libérés, les places occupées sont rendues et les espagnols au service de la France doivent être traités avec clémence. La Forest a en outre proposé à Ferdinand VII la main de la fille de Joseph Bonaparte, sans que ce dernier ne soit même au courant des négociations. Palafox libéré de Vincennes doit porter l’accord en Espagne par la Catalogne (voir CG14-37676).
[^4]: <span></span> Les espoirs de Napoléon se trouvent rapidement déçus. La Régence rejettera l’accord en vertu du traité signé en 1809 avec l’Angleterre de négocier une paix séparée. Les <i>Cortes</i> déclareront n’accepter le retour de Ferdinand qu’à condition qu’il reconnaisse la Constitution libérale de Cadix, adoptée en 1812.
[^5]: <span></span> Expédition, Archives nationales, 400 AP 15 (minute, Archives nationales, AF IV 905, décembre 1813, n° 315). [<i>C </i>21034]</body> |
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