CG14-37320.md

identifiantCG14-37320.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/11/28 00:00
titreNapoléon à Eugène, vice-roi d’Italie, commandant en chef l’armée d’Italie
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 37320. - </b>À Eugène, vice-roi d’Italie, commandant en chef l’armée d’Italie</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Paris, 28 novembre 1813</h2><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Mon fils, je reçois votre lettre du 22 à onze heures du soir. Je reconnais bien là la politique de l’Autriche ; c’est ainsi qu’elle fait tant de traîtres.<sup>[^1]</sup></p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Je ne vois pas de difficulté à ce que vous fassiez un armistice de deux mois<sup>[^2]</sup> : mais le principal est de bien stipuler que les places seront ravitaillées journellement, afin qu'au moment où l'armistice viendra à se rompre, elles soient aussi bien approvisionnées qu'avant. Je pense au reste que cela se borne à Osoppo et Palmanova, puisque vous conservez vos communications avec Venise.<sup>[^3]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm; "> <br/> <br/> </p> [^1]: <span></span> Le 22 dans la soirée, le vice-roi Eugène a rencontré l’aide de camp du roi de Bavière le prince de La Tour et Taxis. Cet officier était porteur d’une lettre de Maximilien I<sup>er</sup> Joseph, écrite à l’initiative de Metternich, qui engageait Eugène à rejoindre la coalition avec promesse de conserver la couronne d’Italie. Eugène a refusé et en a informé Napoléon par le télégraphe. [^2]: Seule ouverture concédée par Eugène de Beauharnais à son beau-père. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 20950, d'après l'original communiqué par la duchesse de Leuchtenberg (minute, Archives nationales, AF IV 904, novembre 1813, n° 412).</body>