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CG15-0131S.md| identifiant | CG15-0131S.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1796/04/24 00:00 |
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| titre | Napoléon à Carnot, membre du comité central des fortifications |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CGS-15</i> - 131.S - </b>À Carnot[^1], membre du comité central des fortifications</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Carru, 5 floréal an IV [24 avril 1796]</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Avant
de partir de Paris, citoyen directeur, je ne me suis occupé que de
l'artillerie et du génie, c'est justement les deux points de l'armée
où l'on a le moins fait de ce que vous avez ordonné. Je n'ai pas
d'artillerie légère si j'en eusse eu une compagnie à la bataille
de Mondovi, Stengel général de division n'eut pas été tué et
j'aurais fait six mille prisonniers et des magasins immenses. Je vous
prie pour l'intérêt de la patrie, faites-moi envoyer 6 compagnies
d'artillerie à cheval mais quand arriveront-elles ? Le manque
d'artillerie à cheval me compromet tous les jours, car notre
cavalerie est beaucoup moins nombreuse que celle de l'ennemie. Je
suis au désespoir de ce contretemps qui n'a pas tenu à moi ni à
vous puisque vous m'avez accordé une compagnie de Paris que j'avais
fait partir, deux des Perriers et deux de Valence. La première a
reçu contre-ordre et les quatre autres n'en ont reçu aucun pour
venir ici.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Je
vous prie de prendre en considération la demande que je vous ai
faite pour le capitaine Junot[^2]
et de lui accorder une place de chef d'escadron.[^3]</p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bonaparte</h3><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm"><br/>
</p>
[^1]: Lazare Carnot (1753-1823), officier du génie, député à la
Législative (1791) et à la Convention (1792), membre du Comité de
salut public (1793), adversaire de Robespierre, il n’est pas
concerné par la purge de Thermidor et ne sort du comité de Salut
public qu’en mars 1795. Elu au conseil des Anciens puis au
Directoire (octobre 1795), il s’exile en Allemagne au moment de
Fructidor.
[^2]: Jean Andoche (1771-1813), sous-lieutenant, secrétaire puis aide de
camp (janvier 1794) de Bonaparte qu’il suit en Italie. Il est
nommé chef de brigade en mai 1796.
[^3]: Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, fonds Davout, 1 K 58.</body> |
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