| identifiant | CG14-36877.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/11/01 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Lebrun, aide de camp de l’Empereur |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36877. - </b>Au général Lebrun, aide de camp de l’Empereur</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Francfort, 1<sup>er</sup> novembre 1813</h2><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Monsieur
le duc de Plaisance, j’ai donné au duc de Tarente le commandement
de la frontière depuis Zwollee jusqu’à la Moselle<sup>[^1]</sup>.
Je lui ai ordonné de se rendre en toute diligence à Cologne.
Rendez-vous vous-même sur-le-champ dans cette ville ; et
remettez la lettre ci-jointe au roi de Westphalie<sup>[^2]</sup>
qui doit s’y trouver. Vous la cachetterez, après en avoir pris
lecture. Si le Roi faisait quelques objections, vous lui feriez
connaître que ce sont des ordres positifs, et qu’il ne doit ni ne
peut y déroger en aucune manière ; et si cela était
nécessaire, vous lui laisseriez même entrevoir que vous ne seriez
pas étonné que des ordres eussent déjà été donnés pour
l’arrêter s’il les transgressait. Vous lui diriez que, du moins,
on a agi de cette manière avec le roi d’Espagne<sup>[^3]</sup>.
Vous mettrez à cela les formes convenables, et vous ne lui ferez
cette déclaration qu’en cas qu’elle devînt indispensable, ce
qui, j’espère, ne sera point. Vous lui ferez connaître qu’il
est inutile qu’il vienne à Mayence. Ses troupes doivent
rétrograder sur Cologne si elles étaient déjà allées plus loin.
Vous verrez à Cologne le général Rigau, et vous lui ferez
connaître qu’il est sous les ordres du duc de Tarente. Vous ferez
connaître la même chose au commandant de la 25<sup>e</sup> division
militaire<sup>[^4]</sup>.
Vous verrez les préfets des départements de Rhin-et-Moselle et de
la Roër pour qu’ils lèvent, sur-le-champ, les gardes nationales à
l’instar de ce qui a été fait en Alsace ; afin de border le
Rhin et de garder la frontière de manière à ce que pas un homme
des troupes légères de l’ennemi ne puisse passer ce fleuve.</p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">À
Wesel vous verrez le commandant de la place, ceux du génie et de
l’artillerie et le commissaire des guerres, et s’ils sont en état
de remplir leurs fonctions, vous me le ferez connaître sur-le-champ.
Si le commandant de la place n’était pas capable, et qu’il y eût
urgence, le général Merle qui commande la division pourrait
s’enfermer dans Wesel. Il doit y avoir 7 à 8 000 hommes
de garnison. Faites-moi connaître s’ils sont armés, et s’il y a
les moyens d’achever de les former pendant le blocus si la place
venait à être bloquée. Les ordres ont été donnés pour
l’armement de la place. On armera aussi le fort Napoléon et l’île
de Boutrick. Des ordres ont été également donnés pour
l’approvisionnement de Wesel. Écrivez aux différents préfets
pour qu’ils accélèrent les envois. Comme on ne saurait se fier
aux habitants il n’y sera pas formé de gardes nationales.</p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Vous
écrirez au général Molitor pour l’armement et
l’approvisionnement de Deventer et la défense de l’Yssel. Vous
vous occuperez également de l’armement et de l’approvisionnement
de Grave, de Juliers et de Venlo. Naarden et Gorcum doivent depuis
longtemps être armés et approvisionnés.
</p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Vous
écrirez aux généraux qui commandent à Minden, à Münster et à
Osnabrück, ainsi qu’à Brême. Il n’est plus possible de
maintenir ces positions, des ordres leur ont déjà été donnés,
mais probablement ils ne les auront pas reçus. Si le prince
d’Eckmühl se replie sur la Weser, ils seront sous ses ordres. Si
le prince d’Eckmühl n’était pas à temps d’opérer sa
retraite, il opérerait sur Hambourg et se maintiendrait dans cette
position. Alors les troupes de la 32<sup>e</sup> division<sup>[^5]</sup>
ne seraient pas suffisantes pour défendre la Weser : elles se
borneraient à défendre l’Ems, et si elles étaient obligées de
le quitter, elles se retireraient sur l’Yssel, en ayant soin de
garnir Coevorden et Delfzijl. De Wesel, où vous vous rendrez de
Cologne en droite ligne, vous enverrez des officiers en poste sur
tous ces points. Vous prendrez ces officiers dans la garnison.
</p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Mon
quartier général étant à Mayence, je pourrai donner promptement
les ordres nécessaires ; mais vous lèverez autant que possible
tous les obstacles, en prenant pour les fonds des engagements
personnels ; et en donnant même au besoin des ordres en mon
nom, comme mon aide-de-camp, surtout pour le génie et l’artillerie.
</p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Vous
rendrez compte de tout au duc de Tarente auquel vous ferez connaître
votre mission.</p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Vous
m’écrirez par estafette, de Coblence, de Cologne et de Wesel.<sup>[^6]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><i>Np</i></p><p style=""><br/>
<br/>
</p>
[^1]: Voir CG14-36872.
[^2]: Cette lettre à Jérôme n’a pas été retrouvée.
[^3]: <span></span> Voir ci-dessus, n<sup>os</sup> 35513, 35517.
[^4]: <span></span> Merle, cumule le commandement de 25<sup>e</sup> division militaire et Maëstricht.
[^5]: Elle siège à Hambourg qui est défendu par Davout.
[^6]: Expédition, Archives familiales descendance Lebrun.</body> |
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