CG14-36874.md

identifiantCG14-36874.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/11/01 00:00
titreNapoléon au maréchal Kellermann, commandant supérieur des 25e et 26e divisions militaires
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36874. - </b>Au maréchal Kellermann, commandant supérieur des 25e et 26e divisions militaires</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Francfort, 1<sup>er</sup> novembre 1813, quatre heures du matin</h2><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Mon cousin, le commissaire de police de Berckeim<sup>[^1]</sup> vient d’arriver, et il ne m’apporte point d’estafettes ; je suppose qu’elles ne tarderont pas d’arriver.</p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Je donne ordre au duc de Tarente de passer le Rhin avec le 3<sup>e </sup>corps et de se rendre à Bingen où se réunira tout son corps. Je donne ordre au 2<sup>e</sup> corps, commandé par le duc de Bellune, de passer aussi le Rhin et de se rendre à Oppenheim. Le 5<sup>e </sup>corps, qui escorte les prisonniers, va passer également le Rhin et se rendre entre Bingen et Mayence.</p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Faites refluer sur ce corps tous les isolés, soit ceux qui arrivent, soit ceux qui sont arrivés, et que vous auriez déjà incorporés dans d’autres corps. Il faut que vous renvoyiez à ces 3 corps tout ce que vous auriez mis dans des régiments provisoires ou ailleurs.</p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">L’artillerie de ces corps (hormis celle de la Garde), se réunira en masse pour être réorganisée.</p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Je n’ai pas besoin de vous dire d’éloigner les prisonniers des frontières et des places fortes.<sup>[^2]</sup></p><p align="justify" style="text-indent: 1.25cm; margin-bottom: 0cm">Il est bien important que le préfet<sup>[^3]</sup> et la gendarmerie de Mont-Tonnerre et les préfets des départements voisins prennent des mesures pour que les communes arrêtent tous les fuyards et tous les isolés. Réitérez les ordres pour que tous les chevaux de main soient saisis ; que tout cheval conduit ou monté par un soldat d’infanterie soit saisi, et qu’on n’admette point pour excuse que le cheval appartient à l’officier : c’est un des caractères les plus évidents du maraudage que cette infanterie qui s’est ainsi montée. Vous enverrez tous ces chevaux à l’artillerie.<sup>[^4]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><i>Nap</i></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: François Charles de Berckheim, commissaire de police à Mayence. [^2]: Voir CG14-36888. [^3]: Jeanbon-Saint-André. [^4]: Expédition, collection privée (minute, Archives nationales, AF IV 904, novembre 1813, n° 5).</body>