CG14-36866.md

identifiantCG14-36866.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/10/31 00:00
titreNapoléon au maréchal Kellermann, commandant supérieur des 5e, 25e et 26e divisions militaires
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36866. - </b>Au maréchal Kellermann, commandant supérieur des 5e, 25e et 26e divisions militaires</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Francfort, 31 octobre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, je suppose que depuis 10 à 15 jours vous avez une grande quantité d’isolés et que vous avez pris toutes les mesures nécessaires pour les réunir. Je vous ai envoyé le duc de Plaisance<sup>[^1]</sup> afin que vous arrêtiez tous les isolés pour qu’ils puissent rejoindre leurs corps, à leur passage à Mayence ; qu’aucun ne sorte de Mayence. Tous les blessés qui ont pu vous arriver à pied se guériront à Mayence ou dans les cantonnements que prendront leurs corps. Désignez dans Mayence autant de casernes, de cloîtres, d’églises ou de locaux qu’il y a de corps et envoyez-y tous les hommes qui arrivent de chacun de ces corps. On fera ensuite la visite pour reconnaître ceux qui sont blessés sérieusement ou ceux qui ne le sont pas.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi connaître le nombre de fusils et tout ce qui est nécessaire pour que tout ce qui n’est pas blessé puisse sur-le-champ rentrer dans les cadres des combattants.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez des ordres à la gendarmerie pour qu’on arrête tous les individus qu’on trouverait marchant isolément<sup>[^2]</sup>. Chargez le préfet<sup>[^3]</sup> d’écrire à toutes les communes pour que les garde-champêtres et les habitants arrêtent les isolés qu’ils rencontreront. Il sera facile au préfet de faire comprendre aux communes l’intérêt qu’elles ont à renforcer l’armée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ayez soin qu’on ôte tous les chevaux aux fantassins (qu’ils disent que ce sont les chevaux de leurs officiers ou quelque autre prétexte qu’ils allèguent), et donnez ces chevaux à l’artillerie ; enfin prenez toutes les mesures qu’exigent les circonstances.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Indépendamment de ce qu’on peut confectionner tous les jours, ayez toujours une centaine de mille de rations de pain de prêtes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites de concert avec les préfets voisins des réquisitions pour de l’avoine et du fourrage, à moins que le ministre de l’Administration de la guerre<sup>[^4]</sup> n’ait un marché et n’ait pris des mesures pour assurer ces fournitures.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous recommande de nouveau de ne laisser sortir de Mayence que des hommes sérieusement malades ou des blessés qui le soient grièvement. Envoyez-moi l’état par régiment de ce que vous avez déjà réuni afin qu’on puisse les faire rejoindre.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi connaître par le retour du courrier la situation de l’approvisionnement et de la garnison de Wesel, ainsi que celle de toutes les troupes que vous avez réunies à Mayence et sur la Nidda.<sup>[^5]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><i>Nap</i></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: Le général Lebrun, aide de camp de l’Empereur. [^2]: La retraite qui suit Leipzig est le prétexte pour des centaines d’hommes de quitter leurs unités. Le général Radet, grand prévôt, est en charge de la répression dans le ressort de l’armée des trainards, déserteurs… Il a le jour même alerté Berthier et Napoléon de l’ampleur de la désorganisation, et sur le danger de laisser les isolés se répandre en France. [^3]: Jeanbon-Saint-André (Mont-Tonerre). [^4]: Lacuée. [^5]: <span></span> Expédition, collection privée (minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 252). [<i>BRD </i>2186]</body>