CG14-36847.md

identifiantCG14-36847.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/10/23 00:00
titreNapoléon au général Savary, ministre de police générale
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36847. - </b>Au général Savary, ministre de police générale</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Erfurt, 23 octobre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">La démarche que vous avez fait faire auprès du roi d’Espagne<sup>[^1]</sup> est inconvenante sous tous les points de vue. Puisque vous connaissiez l’objet de ses voyages à Paris, vous deviez paraître les ignorer. Il y a dans cette conduite peu de tact de votre part. L’art de la police est de ne pas voir ce qu’il est inutile qu’elle voie.<sup>[^2]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p><p style="margin-bottom: 0cm; "><br/> </p> [^1]: Depuis son retour à Paris, Joseph est assigné à résidence à Mortefontaine (voir CG14-35348, 35513, 35517). Malgré cela, l’ex-roi d’Espagne parait plusieurs fois à Paris officiellement pour aller visiter le cardinal Fesch, en réalité pour visiter sa maitresse la marquise de Montehermoso. Savary avait eu vent des escapades royales et avait fait envoyer un avertissement au Roi par Rœderer et Miot. Roederer s’était plaint à l’Empereur de la persécution de Joseph par le ministre de la Police, entraînant cette réprimande de Napoléon. [^2]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 235. [<i>LEC </i>1093]</body>