CG14-36805.md

identifiantCG14-36805.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/10/13 00:00
titreNapoléon à Maret, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36805. - </b>À Maret, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Duben, 13 octobre 1813, au soir</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Bassano, il est probable que je serai demain, à la pointe du jour, à Hohenleina. Toute ma Jeune Garde et ma cavalerie seront demain sur Leipzig. La division Curial va recevoir ordre de partir à cinq heures du matin. La division Friant partira demain, au jour. Le 4<sup>e</sup> corps, qui vient d’arriver, partira aussi demain. Le duc de Tarente passera le pont de Duben demain, à deux heures après midi. Le général Reynier sera demain au soir ici.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Nous avons détruit les ponts de Wartenbourg, de Dessau, d’Aken et avons fait 3 000 prisonniers, pris vingt pièces de canon, 2 à 300 voitures, et porté l’alarme jusqu’à Berlin, et toute mon armée sera réunie à Leipzig pour livrer bataille le 16.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les nouvelles sont que le quartier général du prince de Suède<sup>[^1]</sup> était le 12 à Bernbourg. Le corps de Tauenzien<sup>[^2]</sup> et une partie du corps de Bülow ont été jetés sur la rive droite, avec les bagages, et une grande partie des parcs, et se trouvent séparés de leur armée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je viens de voir le nommé Krafft, qui m’a dit qu’ils avaient de grandes espérances sur la Bavière, que cependant rien n’était encore convenu, que rien n’avait été entamé avec le Danemark, qu’on croyait l’armée française en retraite derrière la Saale.<sup>[^3]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm">Écrivez tous ces résultats à Dresde et à Leipzig et augmentez les chiffres. Si le roi de Saxe se décide pour aller à Leipzig, faites en sorte qu’il puisse partir avec les généraux Curial et Lefebvre, à cinq heures du matin.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Écrivez à votre agent à Leipzig pour qu’il parle sérieusement à la régence, qu’on fasse force pain et eau-de-vie, et qu’on fasse des magasins de riz, pour que la troupe soit nourrie ; ce n’est pas dans le moment où 300 000 hommes sont autour de ses murs qu’une ville comme Leipzig doit négliger des objets de cette conséquence. Il faut aussi parler aux ministres pour qu’ils envoient des commissaires. Il faut absolument avoir 100 000 rations de pain, 500 quintaux de riz et 300 000 rations d’eau-de-vie par jour. Cette grande quantité de riz est pour donner six onces par homme, puisque les 100 000 rations de pain ne sont que le tiers des rations nécessaires. Faites sentir l’importance des mesures à prendre pour arriver à ce résultat.</p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.S.</i> Faites passer la lettre ci-jointe au roi de Naples.<sup>[^4]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: Bernadotte. [^2]: <span></span> Commandant du 4<sup>e</sup> corps de l’armée autrichienne. [^3]: Décidé depuis le 8 octobre entre la Bavière et les Coalisés, Napoléon ne connaitra officiellement le retournement d’alliance de la Bavière que le 14 octobre. [^4]: <span></span> Copie d’expédition, S.H.D., Guerre, 1 M  2081 (minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 200). [<i>C </i>20796]</body>