CG14-36780.md

identifiantCG14-36780.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/10/12 00:00
titreNapoléon à Maret, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36780. - </b>À Maret, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Duben, 12 octobre 1813, quatre heures après midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Bassano, faites donner un cheval, n’importe lequel, à l’officier qui vous portera cette lettre, afin qu’il soit avant sept heures à Leipzig. Voici l’état de la question : le roi de Naples est en position à Grœbern ; il a devant lui des forces qu’il évalue à 60 000 hommes ; s’il peut tenir avec ses propres forces toute la journée de demain 13, je me rendrai sur Leipzig et livrerai la bataille à l’ennemi. Dans ce cas, le duc de Raguse, qui est déjà entre Duben et Leipzig, s’approchera dans la nuit jusqu’à Taucha, et je partirai, aussitôt que j’aurai reçu la réponse du Roi, avec ma Garde ; de sorte que demain, dans la journée, j’aurai 80 000 hommes à Taucha, et, dans la journée du 14, tout le reste de l’armée arrivera. Si, au contraire, le Roi ne peut pas tenir, je réunirai toute l’armée sur la Mulde. Le Roi formant la gauche à Grimma et Wurzen, et le reste depuis Eilenbourg et Duben, je manœuvrerai alors pour livrer bataille à l’ennemi.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Nous nous sommes emparés des ponts et de la tête de pont de Wartenbourg. Le général Reynier et le général Dombrowski<sup>[^1]</sup> se sont à cette heure emparés de Rosslau et de Dessau. Ainsi l’ennemi n’a plus de pont sur l’Elbe. </p><p style="margin-bottom: 0cm">On m’assure que le prince royal<sup>[^2]</sup> et toute l’armée de Berlin se retirent sur la rive droite ; je recevrai avant minuit la confirmation de cette nouvelle, et alors, m’étant débarrassé ainsi de 40 à 50 000 ennemis, je me placerai avec toute mon armée sur Leipzig et livrerai bataille à l’ennemi.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites donner un cheval à l’officier porteur [de cette lettre]<sup>[^3]</sup>, et tenez prêts deux autres chevaux pour ceux qui vont revenir. Qu’ils soient tout sellés dans vos écuries, de manière qu’on ne perde pas un moment.<sup>[^4]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: <span></span> Commandant de la 27<sup>e</sup> division polonaise. [^2]: Bernadotte, prince royal de Suède, commandant de l’armée du Nord. [^3]: Ne figure pas sur la copie mais sur la minute. [^4]: <span></span> Copie d’expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1792 (minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 175). [<i>C </i>20776]</body>