CG14-36765.md

identifiantCG14-36765.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/10/11 00:00
titreNapoléon au maréchal Ney, commandant les 3e, 4e et 7e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36765. - </b>Au maréchal Ney, commandant les 3e, 4e et 7e corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Duben, 11 octobre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, l’ennemi avait beaucoup de monde à Jessnitz ; il n’y a plus personne ce matin. Je suppose que vous êtes à Græfenhainichen. Le duc de Tarente sera ce soir à Rackith. Je pense qu’il serait convenable que vous eussiez du monde à Oranienbaum, pour couvrir la route de Dessau à Wittenberg et connaître ce qui se passe. Quelques renseignements porteraient à penser que l’ennemi lèvera ses ponts et restera sur la rive gauche, vis-à-vis Rosslau. Si cela est, où est-ce qu’il faudrait marcher pour l’attaquer, s’emparer de Dessau et le bloquer sur sa tête de pont ? J’aurai ici un équipage de pont avec lequel en peu d’heures on pourrait jeter cinq ou six ponts. Donnez-moi des renseignements là-dessus.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Mandez au général Reynier de tâcher d’envoyer des partis sur Coswig et Zahna, afin d’avoir des indices sur ce que veut faire l’ennemi ; qu’il prenne position en avant de Wittenberg, aussitôt qu’il aura chassé les cinq ou six bataillons qui observaient la place ; qu’il fasse passer la cavalerie de La Tour-Maubourg et tout ce qui se présentera, et qu’il place tout cela en avant. Il paraît que nous n’avons point de ressources vis-à-vis de Wittenberg ; qu’il y a beaucoup de grains, à la vérité, mais peu de farines et peu de moyens de mouture. Recommandez bien au général Reynier d’envoyer vis-à-vis l’embouchure de l’Elster, afin d’obliger l’ennemi à lever ses ponts de Wartenbourg, et qu’on fasse sur-le-champ raser ses têtes de ponts.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’attends encore à Duben, où je me trouve plus à portée des nouvelles. Peut-être dans la nuit me porterai-je à Kemberg.</p><p style="margin-bottom: 0cm">N’avez-vous aucune nouvelle des partis que vous avez envoyés sur Dessau et sur les autres points de l’Elster ?<sup>[^1]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 161. [<i>C </i>20761]</body>