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CG14-36707.md| identifiant | CG14-36707.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/10/09 00:00 |
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| titre | Napoléon à Cambacérès, archichancelier de l'Empire |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36707. - </b>À Cambacérès, archichancelier de l'Empire</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Wurzen, 9 octobre 1813, au matin<sup>[^1]</sup></h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, le roi de Westphalie a
quitté Cassel d'une manière ridicule<sup>[^2]</sup>.
Deux mille cinq cents Cosaques ont fait tout ce tapage. Si le roi
n'avait pas éparpillé 7 à 8 mille hommes de troupes qu'il avait,
et ne s'était pas sauvé, il n'aurait pas jeté l'alarme, et ses
troupes réunies ne l'auraient pas abandonné. Il s'est rendu à
Coblence. Mes intentions sont les suivantes :</p><p style="margin-bottom: 0cm">1° que sous aucun prétexte
quelconque, il ne vienne à Paris ;</p><p style="margin-bottom: 0cm">2° que le ministre de la Guerre lui
écrive de retourner dans son royaume le plus tôt possible. Vous ne
vous servirez pas de la police. C'est le ministre de la Guerre que
vous devez employer pour lui faire connaître le mauvais effet de son
départ et combien il est fâcheux que 2 500 Cosaques aient
conquis son royaume. Que mon intention est qu'il ne se rende point à
Paris ; que je désire qu'il retourne dans son royaume le plus
tôt possible ; que dans tous les cas, s'il reste en France, il
peut se rendre à Mayence et y occuper mon palais. On lui enverra
quelqu'un qui ait sa confiance lui dire que mes ordres sont positifs
là-dessus, et qu'il n'y a pas à plaisanter. Si la reine veut aller
le rejoindre à Mayence, elle en est bien la maîtresse ; mais
elle doit le faire incognito.</p><p style="margin-bottom: 0cm">En général, je suis fort humilié du
rôle ridicule que joue ce prince qui n'a ni qualités
administratives, ni bon sens. S'il était resté à Cassel, ses
troupes ne se fussent pas débandées<sup>[^3]</sup>
et il se serait conservé maître de son royaume. S'il avait eu les
premières notions de bon sens, il aurait eu autour de lui 8 à 10
mille Français, Suisses et Italiens. Il y a longtemps que je le lui
ai dit. La pire de toutes les espèces est celle des freluquets.<sup>[^4]</sup></p><p style="text-align: left; margin-top: 0.42cm">L'Empereur montant à
cheval a ordonné que ces deux lettres partissent sans être signées.
Je prie votre altesse de me permettre de lui présenter mes très
humbles respects. Wurzen près Leipzig à 9 heures du matin</p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Fain</p><p style=""><br/>
<br/>
</p>
[^1]: Les cosaques rendent les communications très difficiles avec Paris. Cambacérès ne recevra cette lettre que le 27 octobre.
[^2]: Jérôme a quitté sa capitale le 28 septembre en laissant la défense au général Allix. Le 30, la ville a été prise par les Cosaques de Tchernichev qui proclamèrent la fin du royaume de Westphalie. Devant le retour offensif français, Tchernichev abandonne la ville, le 3, que le général Allix réinvestit le 8 octobre.
[^3]: Entre le départ de Jérôme et la prise de la ville, les troupes westphaliennes ont connu une très forte désertion, ne laissant que peu de marge de manœuvre au général Allix pour défendre la ville.
[^4]: Expédition non signée, collection privée. La minute de cette lettre a été « brulée aux armées » (minute, Archives nationales, AF IV 904).</body> |
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