CG14-36616.md

identifiantCG14-36616.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/10/02 00:00
titreNapoléon au général Sorbier, commandant en chef l'artillerie de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36616. - </b>Au général Sorbier, commandant en chef l'artillerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 2 octobre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Il sera établi une batterie de six pièces sur la rive gauche, en descendant le fleuve, de manière à flanquer la redoute n<sup>o</sup> 1 du camp retranché de la rive droite, et à battre tout l’enfoncement que fait la rivière jusqu’au village de Priessnitz. La redoute n<sup>o</sup> 1 sur la rive droite sera armée de huit pièces ; les redoutes n<sup>os</sup> 2, 3 et 4, chacune de six ; les redoutes n<sup>os</sup> 5, 6 et 7, chacune de quatre, et la redoute n<sup>o</sup> 8 de six : ce qui fait quarante-quatre bouches à feu.</p><p style="margin-bottom: 0cm">L’enceinte de la nouvelle ville (Neustadt) sera bien armée ; on pourra, en conséquence, y affecter une partie de l’armement de la rive gauche, de sorte cependant qu’il y reste au moins trois pièces dans chaque redoute.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il sera pris des mesures pour établir des merlons en sacs à terre et gabions, afin de former des magasins à poudre dans toutes les redoutes, ainsi que pour donner à ce camp retranché le dernier degré de force pour recevoir une attaque.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les soixante bouches à feu du duc de Tarente<sup>[^1]</sup> doivent rester attelées, pour se porter partout où il serait nécessaire et sur le point précis que l’ennemi attaquerait. Le service de l’artillerie sera établi de manière qu’il y ait non seulement dans les redoutes, au moment de l’attaque, les hommes nécessaires pour le service des pièces, ainsi que pour celles de l’enceinte de la Neustadt, mais encore une réserve pour remplacer les tués et les blessés.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous chargerez le général Pernety<sup>[^2]</sup> du commandement de l’artillerie de toute la place et sur les deux rives, et vous mettrez à sa disposition le personnel nécessaire pour qu’il établisse bien le service.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faut tout préparer comme si l’on devait être attaqué le 4 ou le 5.</p><p style="margin-bottom: 0cm">On placera deux pièces de canon dans chacune des redoutes, sur la route de Weissig et sur celle de Grossenhain, en avant du camp retranché. Comme cette artillerie serait insuffisante, le surplus nécessaire sera fourni par le 11<sup>e</sup> corps sur ses pièces attelées.</p><p style="margin-bottom: 0cm">En cas qu’on dût évacuer ces positions, l’artillerie du 11<sup>e</sup> corps serait chargée d’avoir des attelages prêts pour enlever ces pièces.<sup>[^3]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: <span></span> Commandant du 11<sup>e</sup> corps. [^2]: Joseph Marie Pernety, général commandant l’artillerie du camp retranché de Dresde, nommé le jour même. [^3]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 33. [<i>C </i>20682]</body>