CG14-36615.md

identifiantCG14-36615.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/10/02 00:00
titreNapoléon au général Rogniat, commandant en chef le génie de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36615. - </b>Au général Rogniat, commandant en chef le génie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 2 octobre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le général Rogniat, il faut s’occuper avec la plus grande activité du camp retranché de la rive droite.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est nécessaire d’établir une batterie de six pièces, protégée par une palissade, sur la rive gauche, en descendant le fleuve, au point qui flanque la redoute n<sup>o </sup>1 et qui bat tout le coude que fait la rive droite jusqu’au village de Priessnitz. Je suppose que les maisons de la redoute n<sup>o</sup> 1 sont démolies, et que les travaux que j’ai ordonnés sont terminés ou se poursuivent avec activité.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai ordonné qu’on établît une petite redoute en palissades sur la rive gauche, à une lieue de Dresde, sur le chemin de Pillnitz, vis-à-vis le ravin sur lequel se trouve un pont de bois, sur la route de Bautzen. Il est nécessaire qu’il y ait sur ce point deux pièces de canon pour battre la rive droite et empêcher que rien ne se glisse le long du fleuve. Un abattis ou une palissade depuis la petite maison sur la hauteur, sur la rive droite, jusqu’en bas, serait fort utile. On placerait dans cette maison, qui serait environnée de palissades, un poste de 50 hommes qui communiquerait avec le poste du pont de bois.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Tout porte à penser que ce camp retranché sera tâté sous peu de jours. Il est donc nécessaire que les gabions et les sacs à terre soient placés, et que tout ce qui est nécessaire pour mettre la dernière main aux moyens de défense des redoutes soit fait. Il faut couper le bois de manière qu’il soit hors de la portée du mousquet.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai vu avec peine que les redoutes sur les hauteurs n’ont pas avancé, faute d’outils. Faites-y travailler avec la plus grande activité, ainsi qu’à couper les bois hors de la portée du fusil. Pour garder la redoute sur la hauteur du pont de bois, il faut couper tous les bois dans le ravin jusqu’à l’Elbe, et depuis le pont de bois, fort loin, le long de la route, de manière qu’aucun homme ne puisse se glisser dans ces sentiers, et que, depuis l’Elbe jusqu’à la redoute sur la hauteur du pont de bois, aucun homme, même à pied, ne puisse pénétrer, tous les chemins étant obstrués par des abattis.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Mon intention est que la redoute n<sup>o</sup> 1 soit armée de huit pièces de canon ; les redoutes n<sup>os</sup> 2, 3 et 4, chacune de six ; les redoutes n<sup>os</sup> 5, 6 et 7, chacune de quatre, et la redoute n<sup>o</sup> 8, de six ; ce qui fait en tout quarante-quatre bouches à feu.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Entre les redoutes n<sup>os</sup> 7 et 8, il y a un ruisseau ; il faut y faire un abattis, de manière à obstruer le passage.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez des instructions au commandant du génie du corps du duc de Tarente. Les bras ne lui manqueront pas dans ce moment, puisque, tout le corps du duc de Tarente étant chargé de la défense du camp retranché, les soldats feront les abattis et fourniront les travailleurs nécessaires.<sup>[^1]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><i>Np</i></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: <span></span> Expédition, collection privée (minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 32). [<i>C </i>20681]</body>