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CG14-36614.md| identifiant | CG14-36614.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/10/02 00:00 |
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| titre | Napoléon au maréchal Macdonald, commandant le 11e corps de la Grande Armée |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36614. - </b>Au maréchal Macdonald, commandant le 11e corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 2 octobre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous envoie la copie de deux ordres
que je donne, l’un au commandant de l’artillerie, l’autre au
commandant du génie<sup>[^1]</sup> ;
portez toute votre attention à les faire exécuter. Il paraît que
les corps de Langeron, de Sacken et de Blücher<sup>[^2]</sup>
ont fait tous un mouvement sur Elsterwerda et Grossenhain. Il est
possible que ce soit pour attaquer le camp retranché du côté de la
plaine, par les chemins de Berlin et de Meissen. Comme ils évitent
par-là la forêt, c’est effectivement le point le plus attaquable.
Assurez-vous, par des reconnaissances, que l’ennemi s’est
réellement aussi fortement dégarni sur le chemin de Bautzen, pour
pouvoir également, de votre côté, en retirer des troupes. Je fais
demain venir l’infanterie de la Jeune Garde sur la rive gauche,
afin que vous puissiez faire occuper le camp de la Jeune Garde par
votre réserve. J’ordonne que soixante pièces de canon soient
mises en batterie dans les redoutes de la rive droite ; les
soixante pièces qui appartiennent à votre corps doivent rester
attelées pour se porte sur le point d’attaque. Il faut qu’on
donne le dernier degré de perfection à toutes les redoutes, en
plaçant les sacs à terre et les gabions, en organisant les magasins
à poudre et en préparant enfin tout ce qui est nécessaire pour la
défense. Il faut que les redoutes de Weissig soient liées au camp
retranché par des abattis ; qu’on abatte tous les bois qui
sont dans le ravin sur lequel il y a un pont de bois (sur le chemin
de Bautzen), et que tous les bois soient placés en forme d’abattis,
de manière que tous les sentiers soient obstrués et que personne ne
puisse filer par là. Il faut qu'il en soit de même pour le ravin
qui est entre les redoutes n° 7 et n° 8 et que tous les
petits chemins soient obstrués par des abattis. On ne saurait trop
prendre les précautions de l’art pour avoir le plus de troupes
disponibles et pouvoir se porter sur les points d’attaque. Chaque
général que vous avez chargé d’une partie de camp retranché à
défendre doit fournir les hommes pour les travaux et s’occuper
avec activité à augmenter ses moyens de défense.<sup>[^3]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm; ">
<br/>
<br/>
</p>
[^1]: Sorbier et Rogniat (voir CG14-36615, 36616).
[^2]: Le comte de Langeron et le baron von Osten-Sacken commandent, chacun, un corps russe au sein de l’armée de Silésie aux ordres de Blücher.
[^3]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 31 [<i>C </i>20678]</body> |
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