CG14-36603.md

identifiantCG14-36603.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/10/01 00:00
titreNapoléon au maréchal Victor, commandant le 2e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36603. - </b>Au maréchal Victor, commandant le 2e corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 1<sup>er</sup> octobre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, j’ai reçu votre lettre de ce matin à neuf heures. Comme les renseignements que je reçois de tous côtés portent que l’ennemi fait effectivement quelque chose sur sa gauche, j’ai ordonné au général Ornano<sup>[^1]</sup> de se porter à Sohra, et au duc de Trévise, avec ses deux divisions de la Jeune Garde, de se porter sur la route de Tharandt à Freiberg, de manière qu’une de ses divisions soit à cinq lieues et l’autre à trois lieues de Dresde. Il mène avec lui le parc de réserve de la Garde et la cavalerie de la Vieille Garde, commandée par le général Walther. Il fournira au général Ornano, à Sohra, l’infanterie dont il aura besoin. Le duc de Trévise a ordre de marcher sur Freiberg si vous étiez attaqué, ou de rester dans sa position et de bien se lier avec Freiberg, si vous ne l’étiez point. Le 5<sup>e</sup> corps de cavalerie couche aujourd’hui à Wilsdruff ; envoyez-lui l’ordre d’accélérer sa marche de manière à vous arriver demain de bonne heure, et envoyez-le tout entier à votre avant-garde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai des lettres du prince de la Moskova, en date d’hier ; il était à Dessau et avait repoussé avec perte les Suédois, qui avaient voulu reprendre cette ville. Il se préparait à s’emparer de leur tête de pont ; mais il était obligé de marcher avec précaution, cette tête de pont étant fortifiée et couverte par les batteries de la rive droite. Le 3<sup>e</sup> corps est à Meissen ; nous y avons un pont que l’ennemi a voulu brûler. Il a voulu ensuite attaquer de vive force la tête de pont. Deux ou trois bataillons russes ont été écrasés.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Lauriston<sup>[^2]</sup> a également ordre de vous soutenir. Je vous ai déjà mandé qu’il se portait demain de Nossen sur Mittweida. Si vous étiez attaqué et que vous eussiez affaire à une armée, vous pourrez lui donner les ordres que comporteront les circonstances ; mais, si vous n’êtes pas attaqué, sa position à Mittweida, avec une avant-garde sur Chemnitz, me paraît très convenable.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Quant au prince Poniatowski<sup>[^3]</sup>, il a dû se porter du côté d’Altenbourg ; il est probable qu’il s’est porté sur Penig, s’il a été instruit que l’ennemi méditait quelque chose de sérieux.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Assurez-vous que les ponts sur lesquels on doit passer de Sohra à Freiberg sont en bon état.<sup>[^4]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm">Napoléon</p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: <span></span> Commandant de la 1<sup>e</sup> division de cavalerie de la garde impériale. [^2]: <span></span> Commandant du 5<sup>e</sup> corps. [^3]: <span></span> Commandant du 8<sup>e</sup> corps. [^4]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 20671, d'après l'original communiqué par dépôt de la Guerre (minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 16). Extrait [catalogue de vente], J. Arnna, expert, <i>Pages de l’épopée impériale</i>, Tours, 1952, p. 222, n° 285. Extrait [catalogue de vente], D. Vincent commissaire-priseur, J. Arnna, expert, A<i>utographes</i>, Drouot, 25 janvier 1967, n° 111.</body>