CG14-36596.md

identifiantCG14-36596.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/10/01 00:00
titreNapoléon au général Mouton, commandant le 1er corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36596. - </b>Au général Mouton, commandant le 1er corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 1<sup>er</sup> octobre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai vu les lettres que vous avez écrites au major général. Je n'en comprends pas le contenu. Je ne vois point de déserteurs dans le 33<sup>e</sup> régiment ; je ne vois que deux patrouilles qui se sont égarées. S'il y avait des renseignements qui fissent croire qu'il y a des déserteurs, il faudrait en faire dresser procès-verbal, surtout pour l'officier. </p><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai ordonné qu'on paie 3 mois de masse de ferrage à la cavalerie polonaise, et un mois de solde aux officiers. Faites-leur sur-le-champ des avances pour les masses de ferrage afin qu'ils fassent ferrer tous leurs chevaux.<sup>[^1]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous dites que vous avez 3 000 chevaux et que vous ne pouvez point les nourrir. Ne gardez sur le plateau de Berggiesshübel, et en avant, que l'artillerie nécessaire. Ne laissez à cette artillerie qu'un caisson pour deux pièces. Renvoyez le reste de vos chevaux à deux lieues en arrière dans les deux ou trois beaux villages qui sont de ce côté ; envoyez-en même jusqu'à Dohna s'il est nécessaire. Renvoyez même sur vos derrières toute votre cavalerie, surtout ce qui est déferré. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Jusqu'à ce que le payeur ait reçu les ordres, faites-leur payer une partie de l'avance des 3 mois de ferrage. Vos chevaux d'artillerie seront ainsi à l'abri dans de beaux villages et vous serez désencombré de beaucoup de choses inutiles.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites renvoyer tous les Espagnols ; je donne ordre qu'ils soient remplacés sur-le-champ par des français.<sup>[^2]</sup> Nous avons plus de chevaux du train qu'il n'en faut.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Votre corps se plaint, dites-vous, de ce qu'on ne lui a pas donné ses effets d'habillement : s'il ne les a pas, c'est votre faute. Envoyez l'état de ce qu'on a dû lui donner ; l'état de ce qu'on a donné, et l'état de ce qui reste à donner. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Je pense aussi que vous avez peut-être trop de troupes à placer sur le même point. Vous pouvez envoyer une division cantonner sur les derrières à deux lieues de vous ; cette division reviendrait à temps si vous étiez attaqué.<sup>[^3]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm; "> <br/> <br/> </p> [^1]: Voir CG14-36589. [^2]: Voir CG14-36585. [^3]: Minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 18.</body>