CG14-36593.md

identifiantCG14-36593.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/10/01 00:00
titreNapoléon à Maret, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36593. - </b>À Maret, ministre des Relations extérieures</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 1<sup>er</sup> octobre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Bassano, témoignez mon mécontentement au baron Saint-Aignan<sup>[^1]</sup> de l’alarme qu’il a jetée sur mes derrières Vous lui ferez sentir qu’il ne peut pas rendre de plus grands services aux partisans que d’accréditer par son nom les bruits faux qu’ils font courir ; que les partisans qui n’ont que 2 à 300 chevaux s’annoncent toujours pour en avoir 12 à 15 000, certains qu’ils ne peuvent avoir quelques succès qu’autant qu’ils se feront précéder d’une vaine terreur. M. de Saint-Aignan a donc montré autant d’ineptie que d’ignorance en écrivant partout des circulaires pour annoncer que 10 000 chevaux marchaient sur Gotha. Qui le lui a dit ? Il prétend que c’est un paysan ; mais, si ce paysan a vu une colonne, M. de Saint-Aignan devait avoir assez de sens pour penser que 10 000 hommes ne marchaient pas sur une colonne. C’était tout au plus un indice pour y envoyer des agents et des officiers saxons s’assurer de l’état des choses et pour prévenir les généraux qu’il y avait quelques partisans. Cet agent montre peu de discernement et en même temps rend peu de services. Dans un pays comme Gotha, il devrait avoir des agents de tous côtés et savoir tout ce qui se passe. Donnez-lui des ordres sévères pour qu’il ne se mêle pas de ce qui ne le regarde pas, et, si des renseignements lui parviennent, de se contenter d’en envoyer copie, ce qui mettra à même de les apprécier. Il n’y a pas un sous-lieutenant qui ne se serait moqué de mon ministre s’il avait su qu’il ajoutait foi à l’existence de 10 000 chevaux ennemis, sur la simple assertion d’un paysan qui dit les avoir vus.<sup>[^2]</sup></p><p style="text-align: right; margin-top: 0.42cm"><i>Np</i></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: Ministre plénipotentiaire auprès de la Saxe (voir CG14-36577, 36584, 36608). [^2]: <span></span> Expédition, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1792 (minute, Archives nationales, AF IV 904, octobre 1813, fol. 3). [<i>C </i>20675]</body>