CG14-36576.md

identifiantCG14-36576.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/09/30 00:00
titreNapoléon au général Lauriston, commandant le 5e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36576. - </b>Au général Lauriston, commandant le 5e corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 30 septembre 1813, trois heures et demie du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous ai fait donner l’ordre de partir le plus tôt possible pour vous porter sur Nossen. Le prince Poniatowski a laissé à Nossen 100 chevaux et 150 hommes d’infanterie ; renvoyez tout cela à ce prince. Affectez à la garnison du château de Nossen 150 hommes éclopés de votre corps, mais bien commandés. Il est nécessaire que votre cavalerie légère et deux pièces d’artillerie légère arrivent aujourd’hui à Waldheim. Si les deux bataillons peuvent y arriver, tant mieux ; mais, si la journée est trop forte, il faut que les deux bataillons s’en approchent le plus possible pour y arriver demain de bonne heure.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le duc de Bellune porte son quartier général en avant de Freiberg, et pousse une de ses divisions entre Freiberg et Chemnitz. Le prince Poniatowski part ce matin de Waldheim et se porte sur Frohbourg. Le duc de Raguse est à Leipzig. Mettez-vous en communication avec tous ces corps. Vous ne devez plus attendre de vivres de Dresde ; il faut vous en procurer militairement en en requérant dans les bailliages.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Un corps de 6 à 7 000 hommes de cavalerie s’est porté le 28 sur Altenbourg et a obligé le général Lefebvre<sup>[^1]</sup> à se reployer. On prétend qu’il est suivi par de l’infanterie. On varie sur la force de cette infanterie. Ce mouvement paraît si hasardé, que j’ai peine à le croire. Un corps de 20 à 30 000 hommes serait trop lourd et ne serait pas assez fort pour ne pas être compromis ; toutefois, comme ce mouvement peut se rattacher à quelque grand plan, insurrection ou autre, il faut se mettre en mesure de tomber sur ce corps, si l’ennemi s’était compromis ainsi.<sup>[^2]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: Lefebvre-Desnouettes. [^2]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 903, septembre 1813, n° 392. [<i>C </i>20664]</body>