CG14-36473.md

identifiantCG14-36473.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/09/25 00:00
titreNapoléon au maréchal Macdonald, commandant le 11e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36473. - </b>Au maréchal Macdonald, commandant le 11e corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 25 septembre 1813, midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Je vois par votre lettre que vous pensez que l’ennemi a été renforcé et qu’il est en situation de donner bataille. Je pense qu’il est convenable, si cela est, que vous reteniez les 3<sup>e</sup>, 5<sup>e</sup> et 11<sup>e </sup>corps sur les hauteurs de Weissig, et que vous preniez ainsi position. Le général Delmas<sup>[^1]</sup> restera sur votre gauche. On verra dans cette situation ce que veut faire l’ennemi. Le fort de Stolpen qu’on a fait sauter, et votre mouvement rétrograde si marqué, peuvent l’enhardir. Toutefois, si les événements de la rive gauche l’exigent, vous troupes touchant aux ponts de Dresde et de Pillnitz, on pourra en faire déboucher plusieurs divisions sans que l’ennemi s’aperçoive que vous soyez affaibli. Je pense que ce projet tiendra davantage en échec l’armée ennemie, couvrira mieux Dresde, et sera plus convenable pour les troupes qui seront campées sur des hauteurs toutes réunies.</p><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai placé une division de la Jeune Garde dans le camp retranché. J’aurai toujours gagné, en restreignant ma position, le corps polonais, qui sera d’un excellent effet sur nos derrières. Je vous envoie mon officier d’ordonnance Atthalin<sup>[^2]</sup>, qui connaît bien sa position et en a parcouru tous les environs. Le général Delmas pourra toujours rester sur la route de Radeberg à Dresde, au débouché du bois, puisqu’en occupant la position de Weissig vos avant-postes occuperont toute la forêt. Le 2<sup>e</sup> corps de cavalerie<sup>[^3]</sup> pourra fournir une colonne pour observer la route de Kœnigsbruck ; jusqu’à cette heure le général Normann<sup>[^4]</sup> s’y trouve. Vous pourrez prendre demain cette position ; j’irai vous y trouvez après-demain et nous le reconnaîtrons. Quelque mouvement que fasse l’ennemi, je puis vous renforcer de 40 000 hommes dans une nuit, pour déboucher à la pointe du jour.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Les Autrichiens avaient avancé un corps qui avait traversé la route de Chemnitz à Freiberg pour se porter dans la direction de Leipzig ; mais ce corps a rétrogradé et a gagné la Bohême, soit par la nouvelle d’un mouvement offensif de votre côté, soit à cause de l’arrivée du duc de Bellune à Freiberg, soit à cause qu’ils aient changé de dessein.<sup>[^5]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: <span></span> Commandant de la 9<sup>e</sup> division (3<sup>e</sup> corps). [^2]: Officier d’ordonnance de l’Empereur (depuis le 14 avril 1811). [^3]: <span></span> Le 2<sup>e</sup> corps de réserve de cavalerie est commandé par le général Sebastiani. [^4]: <span></span> Commandant une brigade de cavalerie légère wurtembergeoise au sein du 6<sup>e</sup> corps (Marmont), le général Norman passera à l’ennemi au cours de la bataille de Leipzig. [^5]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 903, septembre 1813, n° 283. [<i>C </i>20632]</body>