CG14-36447.md

identifiantCG14-36447.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/09/24 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36447. - </b>Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Hartau, 24 septembre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, donnez l’ordre le plus positif que tout ce qu’il y a à Leipzig et tout ce qui arriverait d’Erfurt de bataillons provisoires soit envoyé à Torgau, et que, sous quelque prétexte que ce soit et sous les plus graves peines, il n’en soit rien retenu. Ceci doit s’appliquer aux bataillons de marche, aux bataillons provisoires et aux hommes isolés. Défendez, sous les plus sévères peines, aux gouverneurs de Torgau, de Wittenberg et d’Erfurt<sup>[^1]</sup>, d’employer ces hommes à tout autre service qu’à celui de l’intérieur de la place. Ce serait autant de perdu que d’employer au service des escortes cette infanterie, qui, n’ayant ni consistance ni organisation, n’est bonne à rien.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Remettez-moi l’état de tout ce qu’il y a appartenant aux différents corps d’armée, aux dépôts de Torgau, à Leipzig et dans les différents régiments de marche. Proposez-moi de faire venir à Dresde tout ce qu’il y aurait de bien habillé et bien équipé appartenant au 1<sup>er</sup>, au 14<sup>e</sup>, au 5<sup>e</sup> corps et à la Jeune Garde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le dépôt de cavalerie qui est à Gotha ne doit pas être le dépôt de l’armée ; il doit s’éteindre au fur et à mesure que les chevaux guériront et qu’ils pourront rejoindre l’armée. Donnez ordre qu’il soit formé un dépôt de cavalerie à Leipzig pour le 3<sup>e</sup> corps et pour tous les corps de cavalerie à portée de Leipzig ; faites-en former un autre entre Meissen et Leipzig pour tous les corps à portée de Dresde. Donnez ordre à la Garde d’en former un autre entre Meissen et Leipzig.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je désire que vous me fassiez connaître l’état des troupes qui n’ont pas encore rejoint l’armée, et qui cependant sont parties de Mayence ; d’abord la colonne commandée par le général Picquet, dont j’ignore le numéro ; celle du général Girardin ; enfin la 53<sup>e</sup>, la 54<sup>e</sup>, et même la 55<sup>e</sup> colonne, qui, à l’heure qu’il est, doit être partie de Mayence, afin que j’aie le renseignement détaillé par corps de ce que les différents corps ont à Torgau, Leipzig et sur les derrières, soit cavalerie, soit infanterie.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: Respectivement Narbonne, La Poype, Dalton. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 20623, d’après le dépôt de la Guerre.</body>