CG14-36428.md

identifiantCG14-36428.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/09/22 00:00
titreNapoléon au maréchal Victor, commandant le 2e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36428. - </b>Au maréchal Victor, commandant le 2e corps de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 22 septembre 1813, onze heures du matin</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, les gens du pays disent que le général Mohr<sup>[^1]</sup> est à Œderan, avec une division légère de 4 à 5 000 hommes. Ce qui me rend cette nouvelle suspecte, c’est qu’il s’est fait précéder par 200 cavaliers pour tracer son camp ; or, comme on n’a pas besoin d’envoyer tracer un camp pour faire camper 4 à 5 000 hommes, cela paraît n’être qu’une démonstration. Mais j’attache la plus grande importance à être positivement instruit de ce fait. Si le général Mohr est réellement en bataille avec sa division sur la grande route de Chemnitz, cela pourrait donner créance à un mouvement de la Bohême sur la Saale. Si vous avez donc des doutes sur l’existence à Œderan, non d’un parti de cavalerie, mais d’une division de 4 à 5 000 hommes, envoyez-y une forte reconnaissance pour éclaircir la chose. Instruisez-moi du résultat, mon intention étant, si l’ennemi faisait un mouvement sur la Saale ou sur Altenbourg, de marcher contre lui avec votre corps et ma réserve, afin de le couper de la Bohême.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Np</h3><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: <span></span> Officier général, le baron von Mohr commande la division d’avant-garde du 4<sup>e</sup> corps autrichien (Klenau) au sein de l’armée de Bohême. [^2]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 20613, d'après la copie communiqué par dépôt de la Guerre (minute, Archives nationales, AF IV 903, septembre 1813, n° 250). Extrait [catalogue de vente], J. Arnna, expert, <i>Pages de l’épopée impériale</i>, Tours, 1952, p. 221, n° 284. La lettre est repassée en vente en 1972 ([catalogue de vente], D. Vincent commissaire-priseur, Drouot, 7 décembre 1972, p. 21, n° 96.</body>