CG14-36359.md

identifiantCG14-36359.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/09/18 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36359. - </b>Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Peterswalde, 18 septembre 1813, cinq heures du soir</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, envoyez au maréchal Saint-Cyr la copie de la lettre que vous écrivez au comte de Lobau<sup>[^1]</sup>, afin qu’il y conforme son mouvement. Faites-lui connaître que je désire qu’il appuie une de ses divisions au comte de Lobau ; deux divisions me paraissent assez pour garder son débouché. Mon intention est que le général Pajol prenne le commandement de toute sa cavalerie légère. Faites-lui également connaître que mon intention est qu’on tienne ferme à Borna et à Berggiesshübel, et que je n’aie aucune inquiétude pour ces deux positions. Sonnenstein étant maintenant très fort, il faut que l’ennemi ne puisse nous débusquer de ces deux positions que par un mouvement général de son armée, qui justifierait alors le mouvement que je ferais contre lui ; mais il ne faut pas qu’il m’oblige à ce mouvement avec de simples divisions légères, comme cela vient d’avoir lieu.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Dites à ce maréchal que, un grand convoi de farine venant d’arriver à Dresde, on doit avoir commencé à lui envoyer de bonnes rations. Son ordonnateur<sup>[^2]</sup> doit se donner plus de mouvement. Il serait nécessaire qu’il se procurât une partie de la farine dont il a besoin par les moulins de Dohna, Borna, etc. Nous avons du blé, il n’y a que la monture qui nous gêne. Presque tous les villages ont des moulins, il faut en profiter en les saisissants pour le service du corps d’armée. Il serait bon que, par ce moyen, il pût donner à chaque homme huit onces de pain ; on en enverrait huit onces de Dresde avec quatre onces de riz ; la ration serait alors de seize onces de pain et quatre onces de riz, à quoi le soldat joindrait les pommes de terre et les légumes qu’il trouvera encore longtemps dans tous les villages.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Nap</i></h3><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: Voir CG14-36357. Le mouvement contre l’armée de Bohême est abandonné au profit de celui vers Berlin. [^2]: Leborgne de Boigne. [^3]: <span></span> Expédition, S.H.D., Guerre, 17 C 125 (minute, Archives nationales, AF IV 903, septembre 1813, n° 183). [<i>C </i>20591]</body>