CG14-36232.md

identifiantCG14-36232.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/09/03 00:00
titreNapoléon au général Sorbier, commandant en chef l’artillerie de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36232. - </b>Au général Sorbier, commandant en chef l’artillerie de la Grande Armée</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 3 septembre 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Il faudrait organiser l’armement du camp retranché de Dresde<sup>[^1]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le camp retranché de Dresde consiste en huit redoutes sur la rive gauche ; il faudrait à ces huit redoutes dix pièces de canon à chacune, quatre-vingts bouches à feu, parmi lesquelles il faudrait au moins huit obusiers et huit pièces de 12.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ces quatre-vingts bouches à feu pourraient se diviser en deux : quarante (ou cinq batteries), qui resteraient toujours dans les redoutes, et quarante qu’on retiendrait dans la place, en supposant que la rive droite ne serait pas attaquée en même temps que la rive gauche.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faut classer les redoutes en deux classes : redoutes à armer de deux pièces, et redoutes de quatre pièces ; bien entendu qu’on triplera le nombre en cas d’attaque sur la rive droite et non sur la rive gauche ; on retirerait celles de la rive gauche ; c’est dans ce sens qu’il faut me présenter l’armement de Dresde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faut aussi que les hommes de la marine, les sapeurs et les ouvriers du parc, soient en réserve pour garder les batteries.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il faut aussi qu’on charge le commandant d’artillerie du commandement de ces redoutes, et qu’il s’occupe de placer des sacs à terre, des gabions, et qu’il fasse faire un magasin ; car il ne faut dans les redoutes aucun caisson, rien n’y est plus dangereux ; et enfin on fera des traverses où il pourrait être nécessaire pour garantir les canonniers. L’artillerie appartenant aux différents corps d’armée ne doit jamais être placée dans les redoutes, mais doit être mobile pour appuyer les redoutes.<sup>[^2]</sup></p><p style=""><br/> <br/> </p> [^1]: La place a le général Durosnel pour gouverneur. [^2]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 903, septembre 1813, n° 71. [<i>C </i>20519]</body>