CG14-36083.md

identifiantCG14-36083.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/08/25 00:00
titreNapoléon à Maret, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36083. - </b><span style="font-variant: normal">À Maret, ministre des Relations extérieures</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Stolpen, 25 août 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Bassano, en échange des mauvaises nouvelles que vous me donnez du duc de Reggio, je puis vous en envoyer de bonnes que je reçois du général Lauriston.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ces nouvelles du duc de Reggio me paraissent, comme à vous, tellement confuses que je ne puis pas encore asseoir mes idées. La lettre dit que le 20 et le 21 nous avions eu des affaires avantageuses : or il est de fait, d’après les lettres officielles, que le 20 et le 21 on n’avait tiré que quelques coups de fusil. Il faut croire que l’affaire dont il est question n’est qu’une charge ou hourra qui aura mis le désordre dans les bagages du centre. Au reste, je suppose que d’ici à ce soir Gersdorff aura reçu de nouveaux renseignements. Faites faire une petite enquête sur le caractère de l’homme qui a écrit cette lettre, et envoyez-moi, par un courrier, tous les renseignements qui vous arriveront.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Lauriston a battu, entre Goldberg et Jauer, l’armée de Silésie. Il dit avoir compté sur le champ de bataille 7 000 ennemis morts et seulement 800 Français. Il a fait des prisonniers et pris quelques pièces de canon. Les positions de l’ennemi étant très belles, l’intrépidité de nos soldats n’en a été que plus remarquable.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La division du général Teste peut se reposer aujourd’hui dans Neustadt. La pluie fatiguerait beaucoup les troupes et détériorerait les chemins.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il paraît que l’ennemi a un corps, que les paysans évaluent de 15 à 20 000 hommes, qui n’avait pas encore paru devant Dresde, et qui serait dans la position de Hellendorf. Il paraît aussi que le camp que l’ennemi avait sur les hauteurs de Pirna est évacué et qu’on l’a porté de l’autre côté du ravin.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: <span></span> Copie, Archives du ministère des Affaires étrangères, M.D., France, vol. 1792 (minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 339). [<i>C </i>20468]</body>