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CG14-36072.md| identifiant | CG14-36072.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/08/24 00:00 |
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| titre | Napoléon à Maret, ministre des Relations extérieures |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36072. - </b><span style="font-variant: normal">À
Maret, ministre des Relations extérieures</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bautzen, 24 août 1813, trois heures après
midi</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de
Bassano, j’ai reçu votre lettre à onze heures. J’arrive
maintenant, à trois heures après-midi, avec la Garde. Le général
Vandamme est à Stolpen et Neustadt. Toute l’armée sera demain à
Stolpen. J’y aurai demain mon quartier général, et plus tôt, si
j’apprends des nouvelles de Dresde de la journée d’aujourd’hui
qui nécessitent ma présence. Les gardes d’honneur, ayant avec eux
un bataillon d’infanterie et une batterie d’artillerie, auraient
pu prendre position à Meissen, pour assurer ce point important
contre les Cosaques. Toutefois, si cela n’est pas, on leur
ordonnera de se porter sur Torgau, et donnez le même ordre au
général Margaron<sup>[^1]</sup> :
il a de l’infanterie, de la cavalerie et de l’artillerie. Je ne
suppose pas que l’infanterie ennemie soit de sitôt à Leipzig. Il
est probable qu’après-demain, 26, j’attaquerai l’ennemi. Si le
général Margaron est compromis, il doit se retirer à Torgau et
communiquer avec moi par la rive droite. Je crois vous avoir mandé
tout cela hier, de sorte que la fausse direction donnée aux gardes
d’honneur aura été contremandée.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vos courriers sont fort
mal appris : ils partent sans ordre. Donnez-leur des
instructions pour qu’ils ne repartent plus, ni ne remettent de
lettres à personne, sans l’ordre du grand écuyer<sup>[^2]</sup>.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Rendez-moi compte des
mesures que j’ai ordonnées de s’emparer des maisons et de
barricader les rues qui donnent sur les brèches. Si elles sont
exécutées, Dresde peut tenir plusieurs jours. Demain, à deux
heures après midi, 40 000 hommes pourront entrer dans
Dresde ; mais, si toutes les mesures sont prises, que les
redoutes soient armées et que les troupes soient bien disposées, il
n’y a rien à craindre, et alors je préférerai faire déboucher
les 40 000 hommes par Kœnigstein, et je déboucherai sur
la rive ennemie avec toute l’armée par Kœnigstein.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Commandant de Leipzig.
[^2]: Drouot fait fonction de grand écuyer en l’absence de Caulaincourt (voir CG14-35880).
[^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée
par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 204570, d'après l'original communiqué par le duc de Bassano.</body> |
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