CG14-36071.md

identifiantCG14-36071.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/08/24 00:00
titreNapoléon à Maret, ministre des Relations extérieures
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36071. - </b><span style="font-variant: normal">À Maret, ministre des Relations extérieures</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gœrlitz, 24 août 1813<sup>[^1]</sup></h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le duc de Bassano, je serai ce soir à Bautzen ou Stolpen. Ma Garde arrivera à Bautzen. Le maréchal Saint-Cyr n'ayant pas fait prévenir le général Vandamme, il n'a pu partir hier, mais ce général sera ce soir à Stolpen. J'ai envoyé des ordres au duc de Bellune. J'aurai donc, le 25 ou le 26, 200,000 hommes à Stolpen. Vous ne me donnez pas assez de détails sur les affaires qui ont eu lieu ; les généraux n'en disant rien, il fallait vous informer du nombre de nos blessés et des pertes que nous avons éprouvées. Occupez-vous-en sans délai.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Deux régiments de hussards westphaliens viennent de passer tout entiers à l'ennemi, à ce qu'il paraît, avec tous leurs officiers. Prévenez-en le roi de Westphalie<sup>[^2]</sup>. Je vais prendre des mesures pour faire mettre pied à terre aux autres régiments westphaliens qui sont à l'armée et m'emparer de leurs chevaux. Tenez cela le plus secrètement possible. Il serait important que le Roi fît donner tous les chevaux de sa cavalerie à son régiment de hussards français, et qu'il cessât ses levées de troupes : c'est en donner à l'ennemi. Il pourra écrire sur-le-champ au commandant du dépôt de cavalerie à Francfort pour en faire venir un millier de cavaliers français, pour les monter. Si le Roi se rend à cette proposition, il y aurait ce moyen à prendre : il enverrait un millier d'hommes à Magdeburg ; là le général Le Marois leur ferait mettre pied à terre et donnerait leurs chevaux et leurs armes aux cavaliers français qui se trouvent au dépôt ; les hommes seraient renvoyés en Westphalie. De cette manière, nous garderions les chevaux, les selles et les armes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites passer au Roi la lettre ci-jointe. Vous sentez combien il importe que votre dépêche ne soit point interceptée. Vous écrirez en chiffre à mon ministre, et vous ferez chiffrer la lettre au Roi, que je n'ai pu faire chiffrer moi-même parce qu'il est à craindre que le chiffre de l'armée ne soit tombé entre les mains de l'ennemi.<sup>[^3]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Note sur la minute : « Cette lettre n'a été expédiée que de Stolpen, le 25 août ». [^2]: Voir CG14-36067. [^3]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 20455, d'après l'original communiqué par le duc de Bassano (minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 327). [<i>C </i>20455]</body>