CG14-36069.md

identifiantCG14-36069.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/08/24 00:00
titreNapoléon au maréchal Macdonald, commandant le 11e corps de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36069. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Macdonald, commandant le 11e corps de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gœrlitz, 24 août 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Lefebvre-Desnouettes et le prince Poniatowski se sont emparés de toutes les positions en Bohême jusqu’à dix lieues de Prague ; ils ont pris les camps retranchés préparés pour la landwehr et déjà palissadés. Mais le mouvement de l’ennemi sur la rive gauche de l’Elbe était déjà trop décidé ; ses troupes ont attaqué le 22, à dix heures du matin, le village de Hellendorf ; il n’était plus en état de revenir à Prague. Le maréchal Saint-Cyr a retardé la marche des alliés avec une division pendant toute la journée du 22 ; et hier, 23, tous ses corps étaient campés à deux lieues autour de Dresde, occupant la rive gauche et le camp de Kœnigstein. Hier, à deux heures après midi, il n’avait pas vu l’ennemi. Ma Garde sera ce soir à Bautzen. Je suppose que le duc de Bellune et le général Vandamme se sont déjà portés sur Dresde.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je viens de recevoir des nouvelles du duc de Reggio, du 22 au soir, de Trebbin : il n’était plus effrayé des inondations, ce monstre avait disparu en approchant ; il ne l’était pas plus de ces fortifications qui ne tenaient pas à une vingtaine de coups de canon. Il espérait être aujourd’hui ou demain à Berlin.<sup>[^1]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm">Le 18, le prince d’Eckmühl avait passé la rivière de Stecknitz et s’était emparé de la ville de Lauenburg. Il n’était pas bien certain des forces de l’ennemi qui lui étaient opposées, mais il se croyait en état de les attaquer et de leur marcher sur le corps. Le 20, le général Girard était parti de Magdebourg avec 12 000 hommes, et se portait sur Brandebourg. Le général Dombrowski marchait entre lui et le duc de Reggio, et avait chassé tous les partis ennemis.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Ainsi les affaires se trouvent fortement engagées partout. Si je passais en Bohême, je serais à Prague dans trois jours. Mais je préfère le parti le plus sage et déboucher par Dresde, pour entamer vigoureusement l’armée qui se présente de ce côté.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je vous ai fait écrire hier en route pour que vous nous renvoyiez le général Ornano. Renvoyez aussi la division Chastel ; je la destine à former plusieurs colonnes avec de l’infanterie, pour assurer nos communications.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3> [^1]: Bernadotte a déjoué le plan d’Oudinot le forçant à la retraite après le revers de Grosbeeren. [^2]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 337. [<i>C </i>20454]</body>