CG14-36054.md

identifiantCG14-36054.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/08/23 00:00
titreNapoléon au général Le Marois, gouverneur de Magdebourg
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36054. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Le Marois, gouverneur de Magdebourg </span> </h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Lœwenberg, 23 août 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J'ai reçu votre lettre du 19. Nous avons battu ici l'ennemi, et nous lui avons fait essuyer de grandes pertes. Nous aurions eu de beaux succès, s'il avait contre-attaqué mais il craint les affaires sérieuses<sup>[^1]</sup>. Je vois que votre garnison est assez belle pour que vous puissiez former des colonnes mobiles afin d'assurer les derrières de votre division et battre la rive gauche et la rive droite de l'Elbe. </p><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Lemoine est depuis hier à Minden. Le major général vous aura instruit de l'arrivée à Leipzig du général Margaron ; il commande une colonne de 5 à 6 mille hommes et il a ordre de tenir une avant-garde d'un millier d'hommes à Dessau pour occuper tous les blockhaus et couvrir les communications entre Magdebourg et Wittenberg. Envoyez quelqu'un sur le terrain pour faire rentrer les chevaux du 13<sup>e</sup> hussards qui sont restés en arrière.<sup> [^2]</sup></p><p style="margin-bottom: 0cm"><br/> </p><p style="margin-bottom: 0cm"><i>P.S. </i>Envoyez ces nouvelles au prince d'Eckmühl. Je laisse le duc de Tarente en position pour suivre les mouvements de l'armée ennemie de Silésie et je me porte sur Gœrlitz avec ma Garde pour agir selon les circonstances.</p> [^1]: Du 21 au 23 août, Napoléon remporte plusieurs succès sur les Russo-Prussien commandé par Blücher. Sachant Napoléon à la tête des forces françaises, fidèle au plan adopté par les Alliés de ne pas affronter directement l’Empereur, Blücher se repli à contrecœur devant l’avance française. [^2]: Minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 322.</body>