CG14-36052.md

identifiantCG14-36052.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/08/23 00:00
titreNapoléon au général Durosnel, gouverneur de Dresde
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36052. - </b><span style="font-variant: normal">Au général Durosnel, gouverneur de Dresde</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Gœrlitz, 23 août 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte Durosnel, vous ne m’avez pas écrit, et je n’ai appris que par une lettre du maréchal Saint-Cyr, en date d’hier à onze heures du soir, le mouvement de l’ennemi sur Dresde<sup>[^1]</sup>. Je suppose que je recevrai une lettre de vous par l’estafette. La première mesure que vous aurez prise aura été de garnir les blockhaus de Kœnigstein et Dresde, et de faire passer sur la rive droite les bateaux qui étaient sur la rive gauche. Faites faire une grande quantité de pain. Envoyez sur-le-champ des courriers pour que toute la ligne d’opération depuis Dresde, par Nossen et Colditz, soit gardée ; qu’on retienne tout ce qui devait arriver à Leipzig ; que les estafettes ne passent plus par Leipzig ; qu’elles passent la rivière à Meissen ou même à Torgau ; et, si vous êtes assuré qu’il n’y a point de partis ennemis du côté de Torgau, ce qui ne peut plus exister depuis le mouvement du duc de Reggio, il faudrait prendre la ligne de Leipzig sur Torgau et de Torgau sur la rive gauche.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je suppose que les gardes d’honneur sont arrivées aujourd’hui 23 ; si elles ne sont point arrivées, veillez à ce qu’elles ne soient point compromises, en les faisant venir par la rive droite.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je ne sais pas bien quelle est la situation de Torgau quant à la force de la garnison. Si elle n’est pas considérable, vous pouvez écrire au général Margaron à Leipzig, de s’en rapprocher, en laissant une garnison suffisante pour mettre Leipzig à l’abri des partis. Je suppose que vous avez fait passer sur Torgau vos dépôts de cavalerie et tous vos embarras, et tout ce qui est nécessaire à la vie, sur la rive droite.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Nous serons avec l’armée à Dresde le 25, si cela est nécessaire. Faites faire beaucoup de pain d’avance ; cela est l’affaire la plus importante.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3><h3 style=""><br/> <br/> </h3> [^1]: Napoléon espérait que Dresde tiendrait deux à trois jours le temps d’effectuer sa manœuvre stratégique. [^2]: <span></span> Expédition, Archives nationales, 400 AP 140 (minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 324). [<i>C </i>20447]</body>