CG14-36006.md

identifiantCG14-36006.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/08/20 00:00
titreNapoléon au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 36006. - </b><span style="font-variant: normal">Au maréchal Berthier, major général de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Zittau, 20 août 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Mon cousin, faites connaître au général Vandamme que je suppose qu’hier au soir 19, ou dans la journée d’aujourd’hui au plus tard, sa première division sera arrivée à Rumbourg, que sa deuxième division, qui a couché le 19 à Stolpen, doit être en présence aujourd’hui 20 ; enfin que sa troisième division doit arriver aujourd’hui 20 à Stolpen ; qu’il est convenable qu’il renvoie ce qui appartient à la 42<sup>e</sup> division sur Kœnigstein ; il faut que cette division soit à portée des redoutes de l’Elbe et dans la main du maréchal Saint-Cyr ; que ce mouvement doit s’exécuter dans la journée du 20, afin que, dans tous les cas où l’Empereur prendrait l’offensive en Bohême, la 42<sup>e</sup> division, se réunissant à celles du maréchal Saint-Cyr, puisse se porter en Bohême, ou, si l’ennemi attaquait le maréchal Saint-Cyr dans la journée du 21, la 42<sup>e</sup> division soit absolument dans sa main, et en six heures de temps puisse se réunir, par Kœnigstein, au camp du maréchal Saint-Cyr ; que le prince Poniatowski occupe Gabel ; le duc de Bellune occupe Zittau.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est nécessaire que le général Vandamme, comme je le lui ai mandé hier, s’empare, dans la journée du 20, de Georgenthal et du col des montagnes par où passent les chaussées, entre Rumbourg et Prague ; qu’il fasse faire deux bonnes redoutes sur les hauteurs qui dominent ce passage, afin de pouvoir toujours en rester maître : ces ouvrages sont nécessaires, soit comme retraite, soit comme avant-postes. Il faut qu’il fasse aussi des incursions dans le pays avec une partie de sa première division, qu’il se joigne au prince Poniatowski, mais qu’il garde toujours ses deux dernières divisions en échelons, pour pouvoir se reporter sur Dresde en peu de temps, si les circonstances l’exigeaient.<sup>[^1]</sup></p> [^1]: <span></span><i>Correspondance de Napoléon I</i><sup><i>er</i></sup><i> publiée par ordre de l’Empereur Napoléon III</i>, n° 20415, d'après l'original non signé communiqué par dépôt de la Guerre (minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 276). </body>