| identifiant | CG14-35983.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/08/18 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Durosnel, gouverneur de Dresde |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35983. - </b><span style="font-variant: normal">Au
général Durosnel, gouverneur de Dresde</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Reichenbach, 18 août 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte
Durosnel, j’ai ordonné que le général Margaron, qui doit arriver
le 17 à Leipzig, y organise deux régiments de marche de
1 500 chevaux, deux brigades d’infanterie et une batterie
d’artillerie. Il aura 3 bataillons badois qui arriveront le
23 à Leipzig, et il se formera ainsi une division de 5 à
6 mille hommes, infanterie, cavalerie et artillerie pour garder
cette ville et observer les derrières.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">La garnison de Torgau
doit être augmentée d’un bataillon de Hesse et d’un détachement
de Wurtzbourg. Ils seront arrivés le 18 à Leipzig, et ils en
partiront sans doute le 20, à moins que le général Margaron ne les
garde jusqu’à ce que des troupes lui soient arrivées d’Erfurt.
Écrivez à ce général qu’il vous instruise de la formation de sa
division. Mais en formant cette colonne il a ordre de ne rien retenir
du 14<sup>e</sup> corps, hormis la batterie d’artillerie à
cheval, et de ne rien retenir de la Garde, soit à pied soit à
cheval.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Le général Dejean
doit partir le 21 de Leipzig, il sera le 24 à Dresde avec
1 500 gardes d’honneur, comme je vous l’ai mandé hier,
une batterie d’artillerie à pied de la Garde et un bataillon du
131<sup>e</sup>. Cela formera à Dresde deux batteries, et complètera
votre garnison, qui se trouvera composée de 4 bataillons de la
Garde, 4 bataillons westphaliens, un bataillon du 135<sup>e</sup>,
un bataillon du 131<sup>e</sup> et de deux bataillons d’isolés que
vous aurez formés ; ce qui vous fera 12 bataillons,
lesquels doivent faire au moins 8 000 hommes.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous aurez,
indépendamment de ce, deux batteries d’artillerie de la Garde,
16 pièces ; et deux batteries westphaliennes, aussi de
16 pièces ; total 32 pièces. Les ouvriers de la
marine doivent avoir chacun un poste désigné et aider au service en
cas d’événement, ainsi que les sapeurs, même la compagnie qui
travaille aux équipages militaires. Vous devez avoir au moins un
millier d’hommes du dépôt de cavalerie, qui, en cas d’événement,
entreraient dans la ville ; vous pourriez disposer au moins de
500 de ces hommes pour le service de la place.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Enfin, vous aurez
1 500 gardes d’honneur dont vous vous occuperez
spécialement, tant sous le rapport de l’organisation que sous
celui de l’instruction : vous aurez soin de ne pas les
compromettre. Il doit vous arriver beaucoup de détachements ;
il n’y a pas d’inconvénient à ce que vous les formiez en
bataillons provisoires de 500 hommes pour rejoindre l’armée
et que vous vous en serviez pour défendre la place jusqu’au moment
où il sera nécessaire qu’ils rejoignent leurs corps. Vous
formerez ces bataillons par corps, en réunissant dans un même
bataillon les hommes destinés aux 4<sup>e</sup>, 12<sup>e</sup> et
7<sup>e</sup> corps qui sont au même lieu.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il n’est pas besoin
de vous recommander de faire entrer un peu de fourrage dans la place,
et un peu d’avoine, et de faire évacuer, autant que la navigation
sera libre, sur Torgau, une partie de vos malades.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La meilleure manière
de vous servir des bataillons d’isolés, c’est de leur donner un
poste fixe : un de ces bataillons par exemple peut se réunir
dans le blockhaus de la grande lunette ; si ce n’était pas
suffisant, on ferait des baraques... Vous pouvez mettre l’autre au
camp de la Jeune Garde, sous les ordres d’un général de brigade
qui resterait là. On les ferait tirer à la cible, et on les
formerait ; cela serait fort avantageux. Ces hommes sortant des
hôpitaux se reposeraient ; et lorsqu’ils pourront rejoindre,
ils rejoindront en masse et mieux portants.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Je pense qu’il est
convenable de tenir à Meissen une centaine de chevaux et un
bataillon, avec 3 pièces de canon attelées. Le château est un
excellent poste, où ils seront à l’abri ; et ils seraient
d’ailleurs à temps de se retirer sur Dresde. Cette surveillance
est nécessaire.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Np</i></h3>
[^1]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 140 (minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 261).</body> |
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