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CG14-35959.md| identifiant | CG14-35959.md |
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| fait partie de | correspondance |
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| est validé | oui |
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| date | 1813/08/17 00:00 |
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| titre | Napoléon au général Durosnel, gouverneur de Dresde |
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| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35959. - </b>Au général Durosnel, gouverneur de Dresde</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Bautzen, 17 août 1813, <i>à 5 heures
après-midi</i><sup>[^1]</sup></h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le comte
Durosnel, le major général vous a fait connaître que je désire
que vous m’écriviez tous les jours ; que vous instruisiez de
tous les rapports qui vous arriveront de Bohême et du bas Elbe,
ainsi que du côté de Luckau et de Berlin. J’ai bien recommandé
au général Gersdorff d’être parfaitement instruit et qu’il
vous remette tous les jours le rapport de ce qu’il aura appris.
Vous m’enverrez ses rapports avec vos lettres journalières. Le
major général vous a fait connaître que le général Vandamme dont
la 1<sup>re</sup> division a dû arriver aujourd’hui 17 à
Dresde et partira demain 18, aura ses troupes placées de manière à
pouvoir dans un jour ou un jour et demi arriver au camp retranché de
Dresde ; cela joint à la garnison et au 14<sup>e</sup> corps,
ferait une soixantaine de mille hommes sous les ordres du maréchal
Saint-Cyr. Le général Vandamme pourrait aussi dans un jour et demi
se porter sur Zittau, qui est le seul débouché praticable sur la
rive droite par où l’ennemi puisse pénétrer depuis les montagnes
des Géants jusqu’à l’Elbe. J’ai placé derrière Zittau, dans
une bonne position le 2<sup>e</sup> corps et le 8<sup>e</sup>.
Que le général Gersdorff s’arrange de manière à avoir tous les
jours des rapports de Hoyerswerda. Communiquez au maréchal Saint-Cyr
et au général Vandamme les nouvelles que vous auriez. Je suppose
que vous avez pris toutes vos précautions pour l’armement, le
commandement et le service de Dresde sur la rive gauche. La rive
droite est tellement forte par elle-même qu’il est difficile d’y
rien craindre. Faites évacuer autant que possible vos malades sur
Torgau. Il vous en arrive à peu près 2 000 de l’armée.
Il est convenable qu’il ne vous en reste pas plus de 3 000. Je vous
ai recommandé de former deux bataillons provisoires de convalescents
sortant des hôpitaux. Cela aura l’avantage d’augmenter vos
moyens de défense, et de ne pas exposer ces hommes à de nouvelles
fatigues.</p><p style="margin-bottom: 0cm">L’ennemi n’a pas
respecté la trêve ; il a cru faire un grand coup militaire, et
il n’a fait que des cosaquades ; il a été repoussé et on
lui a pris un officier avec une huitaine d’hommes. Ne vous en
rapportez pas exclusivement au général Gersdorff : envoyez de
votre côté des espions dans différentes directions. Veillez à
l’instruction de la brigade de la Garde qui est à Dresde. Aussitôt
que les gardes d’honneur arriveront, passez-les en revue, afin de
compléter les officiers et les sous-officiers. Tenez-les près de la
ville. Demandez au général Gersdorff de vous attacher une
demi-douzaine d’officiers de la Basse-Lusace, assez jeunes pour
pouvoir servir. Indépendamment de leur traitement d’activité vous
leur paieriez largement leurs frais de poste. Ils seraient employés
aux correspondances extraordinaires avec le maréchal Oudinot et avec
le quartier général. Ils ne porteraient point l’habit militaire ;
de sorte qu’ils passeraient même au milieu des cosaques : ils
serviraient ainsi de courriers et d’agents. Je désire qu’il
envoie aussi cinq ou six officiers au quartier général : ils
pourraient être sous les ordres du major qui est ici ; il
connaîtrait le lieu où ils sont, de manière qu’on pourrait les
employer selon les circonstances. Ils gagneraient beaucoup et ils me
seraient fort utiles. Occupez-vous sérieusement de cela. Envoyez
quelquefois vos officiers aux avant-postes du maréchal Saint-Cyr
pour savoir ce qui s’y passe. Faites-moi connaître si on a des
nouvelles de troupes westphaliennes qui doivent arriver avec deux
batteries d’artillerie à Dresde. Je suppose que Stolpen a sa
garnison et 5 ou 6 pièces de canon. Le commandant de
Luckau ayant le petit chiffre, vous pourrez correspondre avec lui.<sup>[^2]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><i>Napol</i></h3>
[^1]: Cette dernière indication est autographe.
[^2]: Expédition, Archives nationales, 400 AP 140 (minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 240).</body> |
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