CG14-35899.md

identifiantCG14-35899.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1813/08/14 00:00
titreNapoléon à Collin de Sussy, ministre des Manufactures et du Commerce
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35899. - </b><span style="font-variant: normal">À Collin de Sussy, ministre des Manufactures et du Commerce</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 14 août 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">J’ai reçu votre lettre du 9 août. Je vois avec plaisir que les douanes donneront les 100 millions pour lesquels elles sont portées au budget.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Vous recevrez un décret par lequel je permets l’introduction de certaines quantités de marchandises coloniales par Hambourg et par Brême. J’y ai mis un droit de 12 pour 100 au lieu de celui de 6 pour 100, d’abord pour donner un avantage aux ports de France, en sorte que les négociants qui feront venir leurs marchandises par Hambourg auront 6 pour 100 de plus à payer et les frais de transport de Hambourg au Rhin. Indépendamment de cette considération, j’ai été conduit par celle que ces négociants, n’étant tenus à aucune exportation, se trouveront déchargés d’un grand embarras : ce qui motive une augmentation de droits. Faites-moi connaître tous les quinze jours l’effet de ce décret. Je suppose que les droits sur les importations qu’il permet monteront à 20 millions.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Donnez aussi quelques licences pour l’introduction des cotons à Huningue et à Strasbourg, de manière à produire 8 à 10 millions.</p><p style="margin-bottom: 0cm">On pourrait aussi donner quelques licences pour l’introduction par Perpignan et Bayonne, en substituant un supplément de droits à la condition de l’exportation. Tout ceci est fondé sur les grands besoins de mes finances dans les circonstances actuelles. Je désire que les douanes rendent 150 millions. Nous ne sommes qu’à la moitié de l’année ; prenez des mesures pour arriver à ce résultat.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites-moi connaître quels sont les besoins de Rome, de Florence et de Turin, en sucre, café et coton, et quels y sont les prix de ces marchandises. Ne pourrait-on pas y en accorder l’introduction d’une certaine quantité ? Cela ferait moins de tort aux licences de France, et cela pourrait produire plusieurs millions.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est inutile de publier ce décret ; vous donnerez simplement les autorisations en conséquence.<sup>[^1]</sup></p> [^1]: <span></span> Minute, Archives nationales, AF IV 902, août 1813, n° 175. [<i>LEC </i>1082]</body>