CG15-0054S.md

identifiantCG15-0054S.md
fait partie decorrespondance
est validéoui
date1795/08/15 00:00
titreNapoléon à Bourrienne
texte en markdown<body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CGS-15</i> - 54.S - </b>À Bourrienne[^1]</h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal"><span lang="en-US">Paris, [fructidor an III] [août 1795]</span>[^2]</h2><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">J'aimerais une petite maison de campagne avec une petite ferme dans les voisinages. Le rivage de l'Yonne est beau, et frappe souvent le voyageur qui l'admire. Cherche, mon ami, à me satisfaire. Tu connais mon goût et mes désirs. J'y mettrai jusqu'à 8 ou 900 mille livres payables de suite et ce, dans le mois. Surtout, qu'il y ait sûreté.</p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Donne-toi un peu de mouvement. Tu dois trouver ce qui me convient. N'oublie pas surtout que je veux du patrimonial. </p><p style="text-indent: 1.25cm; margin-top: 0cm">Mes respects à ta femme[^3]. Un petit baiser à ta [petite fille][^4]... Ah mais ! Elle n'est pas encore née. C'est que je crois qu'il y a un mois que tu es parti.[^5]</p><p style="text-align: left; margin-top: 0cm; margin-bottom: 0.35cm; line-height: 115%"> <br/> <br/> </p> [^1]: Louis Antoine Fauvelet de Bourrienne (1769-1834), condisciple de Napoléon à Brienne, il quitte la carrière des armes pour la diplomatie. Secrétaire d’ambassade à Stuttgart, il est arrêté comme révolutionnaire par les autorités saxonnes. Libéré, il se marie à Leipzig puis rentre en France où, cette fois, il est emprisonné comme émigré ! Relâché grâce à Bonaparte, il le rejoint en Italie, en avril 1797, et devient son secrétaire. [^2]: Arthur Chuquet note que lors de l’arrestation de Bourrienne en février 1796 ses papiers ont été saisis et que parmi eux figuraient des lettres de Napoléon. Ces missives furent rendues à Bonaparte par le ministre de la Police dont seule subsisterait celle-ci. La fille de Bourrienne, Émilie Louise, mentionnée dans la lettre nait le 26 août 1795. [^3]: Jeanne Éléonore Ernestine Conradi (1773-1845) avait épousé Bourrienne en 1793. [^4]: Cette mention peux surprendre alors que l’enfant n’est pas encore née. [^5]: <span></span>Arthur Chuquet, « Lettres de Bonaparte, août-septembre 1795 », in <i>Feuilles d’Histoire </i><i>du XVII</i><sup><i>e</i></sup><i> au XIX</i><sup><i>e</i></sup><i> siècle</i>, 1911, 3<sup>e</sup> année, t. VI, n° 8, p. 131.</body>
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