|
CG14-35788.md| identifiant | CG14-35788.md |
|---|
| fait partie de | correspondance |
|---|
| est validé | oui |
|---|
| date | 1813/08/08 00:00 |
|---|
| titre | Napoléon au général Rogniat, commandant en chef le génie de la Grande Armée |
|---|
| texte en markdown | <body><h1 style="text-transform: uppercase; font-family: Chivo; font-size: 1.5rem; line-height: 1;"><b style="text-transform: none"><i>CG14</i> - 35788. - </b><span style="font-variant: normal">Au
général Rogniat, commandant en chef le génie de la Grande Armée</span></h1><h2 data-kind="letter-context;" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Dresde, 8 août 1813</h2><p style="margin-bottom: 0cm">Monsieur le baron
Rogniat, faites placer avant le 12 une porte épaisse et solide
à la porte de Pirna. Le pont-levis est placé trop en avant et sous
le feu des maisons. Il faut faire faire un nouveau fossé près de la
porte et y établir le pont-levis. Il faudrait qu’il y eût depuis
cette porte jusqu’à la rivière un fossé plein d’eau le long
des palissades, car celui qui existe actuellement étant très près
des maisons est tellement protégé par leurs feux, que l’ennemi
pourrait facilement le combler. Je le considère comme s’il
n’existait pas.
</p><p style="margin-bottom: 0cm">De l’autre côté, le
fossé défend mieux la grande brèche et, s’il peut contenir 6 à
7 pieds d’eau, il sera d’une assez bonne défense. Mais à
l’une et l’autre brèche, la palanque doit être considérée
comme étant extrêmement faible ; je ne la considère que comme
une palissade. La véritable enceinte est la ligne des maisons ;
il faut donc qu’elles soient crénelées et que les 5 ou
6 rues qui aboutissent sur ce point soient barricadées. Il
serait bon de les fermer d’abord avec des barrières derrière
lesquelles plus tard on ferait un épaulement.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Faites bien étudier
cela et ensuite remettez-moi un rapport là-dessus. C’est la seule
manière d’assurer une garantie suffisante à la garnison de 7 à
8 000 hommes que je laisserai à Dresde, puisque les ¾ de
l’enceinte sont à l’abri d’un coup de main et qu’à la
partie où l’ennemi aurait détruit les palanques, le gouverneur
pourrait placer beaucoup de tirailleurs dans les maisons voisines, et
des pièces derrière les barricades et au débouché des rues, et
par ce moyen empêcherait l’ennemi de pénétrer.</p><p style="margin-bottom: 0cm">La barrière du pont du
faubourg opposé à celui que j’habite est peu de chose. Il
faudrait établir un tambour en avant du pont pour défendre les
approches dans cette direction et faire en sorte que l’obstacle de
la barrière et de la palanque empêche l’ennemi de pénétrer sur
ce point.</p><p style="margin-bottom: 0cm">Il est indispensable
qu’au 18 ou au 20 au plus tard, je sois parfaitement
tranquille sur la vraie défense de la ville, c’est-à-dire sur le
barricadement des rues et des maisons, sur la clôture et solidité
des portes. Je désire avoir la certitude qu’à cette époque les
barrières soient placées partout et qu’il y aura en réserve
assez de gabions tout prêts et de sacs de terre pour barricader,
faire des épaulements et établir des batteries aux débouchés des
rues. Cela seul peut me donner quelque confiance. Le fossé actuel et
la palanque ne m’en donnent pas suffisamment.<sup>[^1]</sup></p><h3 data-kind="letter-signature" style="text-align: right; font-size: 1em; font-weight: normal">Napoléon</h3>
[^1]: Copie d’expédition, Archives nationales, fonds Gourgaud, 314 AP 3. </body> |
|---|
| |
|